Des officiels des gouvernements locaux et des comités locaux du Parti communiste chinois (PCC) peuvent être démis de leurs postes ou expulsés du PCC pour leur mauvais traitement de plaintes portées par des masses populaires.
La Commission centrale de Contrôle de la Discipline du PCC, les ministères de la Supervision, des Ressources humaines et de la Sécurité sociale, ainsi que le Bureau d'Etat des Lettres et des Visites reçues ont conjointement publié deux règlements jeudi 24 juillet sur le mauvais traitement par des officiels locaux de plaintes du public.
Ceux qui abusent de la force policière et des armes pour régler des disputes publiques, font également face à une sévère punition, selon ces règlements.
Ces règlements ont été publiés pour que des membres du personnel gouvernemental puissent traiter de manière correcte des plaintes de masses populaires.
Selon les règlements, des officiels du gouvernement ou du PCC pourront être interpellés pour avoir mal traité de graves incidents publics dans une dizaine de cas, notamment s'ils rejettent la responsabilité des uns sur des autres dans des incidents. Ces cas comprennent le traitement retardé, la négligence, ou l'adoption d'une politique très dure sur les plaintes du public, la tactique consistant à tromper leurs supérieurs dans certains cas et l'application des politiques qui sont contre les intérêts du public.
Les règlements disent que ceux qui utilisent le pouvoir de la police et des armes à l'aveuglette, ou adoptent des mesures coercitives, recevront un avertissement en guise de sanction, ou seront dégradés ou même licenciés.
C'est la première fois que les autorités centrales ont stipulé des mesures de sanction administratives ou de niveau de Parti pour le mauvais traitement des plaintes de masses populaires, a dit Zhang Huixin, vice-ministre de la Commission centrale de Contrôle de la Discipline.
Ces règlements ont été publiés après une série d'incidents publics découlant des problèmes tels que la saisie illégale de terre, l'injustice judiciaire, le non-paiement de salaire et la corruption d'officiels. Ces incidents ont créé la tension et même abouti à des affrontements entre le public et des policiers ou officiels du gouvernement.
Au début de ce mois, le secrétaire du comité local du PCC et le chef du district de Weng'an de la province du Guizhou ont été démis de leurs postes, après un différend sur la cause de la mort d'une fille, lequel a provoqué un incident public.
De grands changements sont intervenus dans la société et des officiels du gouvernement et du PCC doivent changer leurs méthodes de règlement des disputes et des plaintes portées par des habitants, a dit Yang Shiqiu, vice-ministre des Ressources humaines et de la sécurité sociale.
Certains des membres du personnel du gouvernement manquent de connaissances légales nécessaires et adoptent toujours une politique et une attitude de travail très dures envers la population, a dit M.Yang. Les nouveaux règlements pourront les aider à modifier leurs attitude et mentalité.
Face au nombre croissant de cas de mécontentement social, la direction centrale a réexaminé le modèle d'administration et demande aux membres du Parti et à ceux du personnel du gouvernement d'attacher une plus grande importance aux opinions du public.
La direction centrale a déjà ordonné aux chefs des comités régionaux du PCC de 2 300 districts d'étudier de nouveaux les plaintes de masses.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne