La Chine a jeudi invité toutes les parties de contribuer sincèrement à une résolution des tensions provoquées par les essais de missiles de la République populaire démocratique de Corée (DPRK), plutôt que d'intensifier la crise.
"La Chine soutient une réaction prudente et appropriée du Conseil de Sécurité de l'ONU afin d'empêcher l'escalade des tensions et créer des conditions favorables pour résoudre le problème par des efforts diplomatiques," a déclaré Jiang Yu, porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères.
La Chine et la Russie ont mercredi présenté une ébauche de résolution au Conseil de Sécurité de l'ONU, réclamant la reprise au plus tôt des entretiens des six-parties (Chine, Russie, DPRK, Corée du Sud, Japon et Etats-Unis), sur la question nucléaire de la péninsule coréenne.
À la différence du projet japonais, la proposition commune Sino-Russe ne rend pas les sanctions obligatoires et n'appelle pas au chapitre 7 de la charte de l'ONU, qui peut autoriser des sanctions - ou même une action militaire.
Jiang a dit que l'ébauche Sino-Russe proposée, montrait que les deux membres permanents prenaient des mesures pour soulager la tension.
La Chine a toujours soutenu l'action de l'ONU dans le but de favoriser et de maintenir la paix et la stabilité en Asie du nord-est, et afin de favoriser la reprise des entretiens des six-parties, et augmenter la solidarité au Conseil de Sécurité, a-t-elle dit.
"Nous sommes opposés au projet japonais qui ne peut aider à réaliser ces buts," a-t-elle ajouté.
Le Japon a formellement présenté son projet de résolution vendredi, recherchant des sanctions à l'encontre de DPRK.
Jiang a dit que la Chine avait fait des efforts positifs afin de soulager les tensions. Le vice Premier ministre Hui Liangyu dirige actuellement une délégation officielle en DPRK.
Wu Dawei, vice Ministre des Affaires Etrangères de et négociateur en chef de la Chine lors des entretiens à six, accompagnait Hui lors de la visite. Il a rencontré ses contre-parties de DPRK, dont Kim Kye-Gwan et d'autres fonctionnaires, et il a échangé des vues sur la situation, a-t-elle dit.
"Nous croyons qu'une ou deux visites ne sont pas suffisantes et que les seules efforts de la Chine ne sont pas suffisantes. Toutes les parties concernées devraient faire des efforts," a ajouté Jiang.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne