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Mise à jour 15:14
La Loi anti-sécession de la Chine n'est pas en contradiction avec les principes de la France, selon le Premier ministre français

Le Premier ministre français Jean- Pierre Raffarin a réitéré jeudi à Beijing la ferme position de la France sur le principe d'une seule Chine, en soulignant que la Loi anti-sécession de la Chine n'était pas en contradiction avec les principes de la France sur le problème de Taïwan.

Raffarin, actuellement en visite en Chine, a fait part aux journalistes du fait que le Premier ministre chinois Wen Jiabao lui avait présenté brièvement le contenu de la Loi anti-sécession au cours de leur entretien jeudi matin.

La France reste toujours fidèle au principe d'une seule Chine et cette position est claire et ferme, a indiqué Raffarin, ajoutant qu'il est convaincu que le contenu de la Loi anti- sécession n'est pas en contradiction avec les principes de la France.

Il a par ailleurs indiqué que la France approuvait les mesures prises par le gouvernement de la partie continentale de la Chine pour soulager la tension entre les deux rives du Détroit de Taïwan, "notamment les mesures visant à renforcer les liens commerciaux entre les deux rives du Détroit de Taïwan."

Raffarin était arrivé jeudi matin à Beijing pour une visite officielle de trois jours en Chine. Il s'est entretenu avec Wen pendant plusieurs heures et a rencontré plus tard la presse à l'issue d'une cérémonie de signature de 20 accords de coopération entre les deux pays.

Invité à commenter les relations avec le Vatican, Wen a indiqué que la Chine était au courant que Joseph Ratzinger, cardinal allemand, avait été élu 265ème pape de l'Eglise catholique romane.

Il a indiqué que les deux groupes catholiques chinois, l'Association patriotique des catholiques de Chine et le Collège des Evêques catholiques de Chine, avaient déjà adressé au nouveau pape leurs messages de félicitations.

Selon lui, la Chine est prête à renforcer ses relations avec le Vatican. "Mais ce renforcement doit être basé sur deux principes," a-t-il souligné.

Le premier est que le Vatican reconnaisse le fait que le gouvernement de la République populaire de Chine est l'unique gouvernement légitime représentant la Chine dans son intégralité, a indiqué Wen. Le deuxième est que le Vatican ne doit pas intervenir dans les affaires intérieures de la Chine.

Ratzinger est né le 16 avril 1927 dans la ville bavaroise de Marktl am Inn dans le sud de l'Allemagne, et il a pris le nom de Benoît XVI comme successeur de Jean-Paul II qui s'est éteint le 2 avril à l'âge de 84 ans.

Jeudi après-midi, Raffarin a également rencontré le vice- président chinois Zeng Qinghong. Durant sa visite en Chine, Raffarin se rendra par ailleurs à Shenyang, chef-lieu de la province du Liaoning, en Chine du nord-est, et à Shanghai, centre économique et commercial de Chine.

Raffarin quittera Shanghai samedi au terme de sa deuxième visite en Chine depuis 2003.

(xinhua)



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