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L'Algérie s'engage à améliorer le climat des investissements et la connectivité intra-africaine

Xinhua 16.10.2026 08h15

Dans un contexte de forte résilience économique, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a affirmé mercredi que l'année 2027 constituerait une étape charnière dans la transition du pays vers une économie émergente libérale, tout en renforçant les efforts en faveur de l'intégration africaine.

"Nous sommes engagés dans une phase de transition globale, passant d'une économie dirigée à une économie libérale", a-t-il dit lors d'une rencontre avec des opérateurs économiques à Alger. Qualifiant 2027 de tournant décisif, M. Tebboune a souligné que cette transition progressive visait à préserver l'équilibre social.

Le président algérien a annoncé la mise en place, en janvier prochain, d'un guichet unique destiné aux investisseurs, leur permettant de traiter leurs dossiers via un canal centralisé, à l'abri de toute interférence extérieure.

Il a ajouté que le gouvernement poursuivrait ses efforts pour lever les obstacles bureaucratiques et juridiques, ainsi que pour éliminer les pratiques administratives obsolètes, afin d'améliorer le climat des affaires et d'attirer les investisseurs, qu'ils soient nationaux ou étrangers.

Lors de cette même rencontre, le ministre des Finances, Mohammed Lamine Lebboune, a indiqué que le PIB nominal de l'Algérie a atteint 37.790 milliards de dinars (environ 282 milliards de dollars) en 2025. Il devrait s'élever à 42.340 milliards de dinars (environ 316 milliards de dollars) d'ici fin 2026, soit une croissance de près de 4%.

L'inflation devrait, quant à elle, atteindre 4% d'ici la fin de l'année 2026, sous l'effet des évolutions géopolitiques mondiales.

Par ailleurs, M. Tebboune a annoncé l'achèvement de la Route transsaharienne, un projet stratégique reliant l'Algérie au Niger, au Mali, au Tchad et à d'autres nations africaines. Cette infrastructure permettra aux pays enclavés de la région d'accéder aux ports algériens, facilitera les échanges transfrontaliers, réduira les coûts de transport et renforcera l'intégration économique intra-africaine.

En outre, l'Algérie a entamé, en juin, la construction de son tronçon du gazoduc transsaharien long de 4.128 km qui permettra de transporter jusqu'à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an du Nigeria, via le Niger, jusqu'à la côte méditerranéenne algérienne, en vue de son exportation vers l'Europe.

(Web editor: Qianqian Wu, Yishuang Liu)