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Français>>Les relations sino-fran?aisesMise à jour 18.04.2012 08h51
(Culture de la Chine) La voie des masques d'un Français en Chine

Il y a dix ans, une rencontre par hasard avec un masque lui a fait découvrir le charme des masques chinois et l'a décidé à partir à leur recherche à travers le pays. Dix ans après, il a achevé un livre sur ce sujet et prépare une exposition en Europe.

Aujourd'hui encore, M. Paul-Louis Couailhac se souvient très clairement de la foire où il a vu son tout premier masque Nuo acheté auprès d'un marchand du Hunan (province dans le centre de la Chine) de passage à Beijing. C'était un masque de Kuixing, une divinité honorée par les lettrés, protecteur des candidats aux examens impériaux, à la fois terrifiant et très beau. Ce masque l'a touché.

"Je suis venu en Chine un peu par hasard, je collectionnais un certain nombre d'objets, dont les masques, mais les masques chinois ne m'étaient jamais venus à l'esprit", avoue le Français qui réside à Beijing,"Ce masque de Kuixing m'a donné envie de m'intéresser aux autres masques chinois", dit-il.

Par intérêt et par curiosité, M. Couailhac a commencé à lire tous les livres qu'il a pu se procurer sur les masques chinois et à voyager à travers toute la Chine pour rechercher des masques Nuo, dispersés dans les quatre coins du pays en raison de l'évolution et des bouleversements de la société chinoise.

En dix ans, il a visité de nombreuses villes chinoises et s'est rendu dans des villages reculés où le Nuo se pratique encore. Il a assisté à des cérémonies rituelles, à des pièces de théâtre et discuté avec les villageois et les propriétaires de masques Nuo, afin de mieux connaître leur histoire et leur signification culturelle.

"Le Nuo, est un phénomène qui regroupe l'ensemble des croyances que l'on peut trouver en Chine, que ce soit autochtone, chamanique, bouddhiste, taoïste, etc. Toutes ces croyances sont mélangées pour devenir ce que croit ou a cru la population chinoise", indique-t-il.

Aujourd'hui, après avoir strictement sélectionné ses acquisitions pendant des années, M. Couailhac possède une collection de près de 200 masques. Certains sont dotés d'un vernis brillant et sont d'une extrême beauté, tandis que d'autres sont plus ou moins érodés par le temps et racontent les vicissitudes de la vie. Pour lui, ces masques précieux ne sont pas des objets dépourvus de vie.

"Un masque, c'est quelqu'un, c'est une âme, une âme abandonnée. Ces esprits, il faut les recueillir, les rassembler et essayer de leur rendre un nom qui s'est parfois égaré dans les turbulences de l'histoire. C'est à notre tour, Chinois ou étrangers, de jouer à leur égard un rôle d'exorciste ou de thérapeute pour faire apparaître, derrière leur beauté, leur ancien rôle social".

Dans le souci de soigner les masques "amnésiques", de retrouver leur identité, M. Couailhac a eu l'idée de créer une sorte d'encyclopédie des masques Nuo. Il répertorie tous les noms des masques Nuo, en indique les origines, ainsi que toutes les références relatives afin de rendre service à tous ceux qui s'y intéressent, mais surtout de rendre service aux masques chinois. Ce livre, qui renferme environ mille noms de masques chinois, devrait être publié prochainement en France.

Une exposition sur les masques chinois est également dans l'agenda de M. Couailhac. Son souhait est de pouvoir faire revenir en Chine un jour sa collection de masques chinois."J'espère qu'un jour j'aurai la possibilité de les faire revenir en Chine, le pays qui les a vu naître, qu'ils soient bien protégés dans un musée", confie-t-il.

Source: xinhua

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