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Français>>Les relations sino-fran?aisesMise à jour 18.10.2011 16h39
Jean-Pierre Raffarin : La Chine est un partenaire mondial de premier plan pour lutter contre la crise

Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre français à la tête des deux délégations françaises dont 25 étudiants français de troisième cycle et 25 dirigeants de PME françaises a effectué une visite en Chine du 13 au 18 octobre. Lors de la conférence de presse du 14 octobre à Beijing, il a abordé plusieurs sujets, surtout sur la crise économique qui se développe aujourd'hui au niveau mondial.

La Chine est un acteur important dans l'économie européenne.

« La Chine est un partenaire mondial de premier plan » a déclaré M.Raffarin en répondant à la question sur le rôle de la Chine face à la crise de la dette en Europe. En ce qui concerne la réaction de la Chine face à la crise, il a dit « Tous les interlocuteurs que j'ai rencontrés depuis que je suis arrivé m'ont parlé non seulement de leurs préoccupations mais aussi de leur disponibilité ». Le fait que l'Empire du Milieu dispose de grandes réserves en euros et qu'il y a tellement d'investissements chinois en Europe a décidé le rôle majeur de la Chine sur le plan économique européen. Lors du séminaire de Nankin, la Chine et la France ont partagé la même idée que la maitrise de l'endettement ne peut passer que par des réformes.

En parlant du G20 qui se tiendra très prochainement à Cannes, Jean-Pierre Raffarin a dit, « Nous sommes très satisfaits de la préparation entre les équipes chinois et les équipes françaises [...]On pense que la réussite du G20 sur quelques objectifs passe par la capacité sino-française de convaincre les Américains ». Il a admis en même temps que même s'il reste des différences entre la Chine et la France, ces deux pays ont des positions voisines par exemple sur la régulation et la taxation des transactions financières. » Lors des sommets de Londres et de Pittsburgh, la Chine a montré qu'elle était l'acteur principal face à la crise, « Nous comptons bien sur cette rencontre à Cannes, que les grands acteurs économiques envoient un message de nature à rassurer les acteurs économiques et financiers. » a dit l'ancien premier ministre.

« Il faut faire attention à la tentation du protectionnisme. »

Le sénat américain a récemment adopté un projet de loi sur la réforme du taux de change, Jean-Pierre Raffarin a dit, « Dans la conception parlementaire française, le rôle des parlements n'est pas de fixer la parité monétaire des autres monnaies, notamment des monnaies étrangères. Les États-Unis, envers lesquels nous sommes reconnaissants de nous avoir appris quelques principes du libéralisme économique et politique, sur ce sujet, ne sont pas très libéraux. » Depuis 2008, nous avons assisté au retour de la puissance des Etats sur le scène économique, mais d'après M. Raffarin, « Le retour au premier plan de l'État avait un aspect très positif, qui est de corriger les erreurs qu'un certain nombre d'acteurs privés avaient développées. Pour la défense des citoyens, la place des États est un élément important. Mais il ne faut pas passer de cette intervention de l'État à un excès de nationalisme qui débouche sur du protectionnisme. Nous pensons que le protectionnisme accélérerait aujourd'hui la crise, et que les barrières sont des drogues douces ». Il a ajouté l'idée française est que c'est par la régulation qu'il faut équilibrer les échanges mais pas par le protectionnisme.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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