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Français>>AfriqueMise à jour 21.08.2012 08h29
Au Maroc, le stock des céréales commence à s'épuiser, selon les minotiers (PAPIER GENERAL)

Des professionnels mettent en garde contre une crise du pain au Maroc après que le stock des céréales ait commencé à s'épuiser alors que des informations parlent de préparatifs menés par l'Office National Interprofessionnel des Céréales et des Légumineuses (ONICL) pour le lancement d'un appel d'offres international pour l'importation de 300.000 tonnes de blé avant la fin du mois d'août.

Au moment où leurs prix étaient en forte progression sur le marché international ces derniers mois, les importations marocaines des céréales ont enregistré une nette hausse.

Près des deux tiers des importations du Maroc en blé tendre proviennent de la France et plus de trois quarts du blé dur importé sont fournis par le Canada. Pour les approvisionnements en orge, plus de deux tiers des quantités ont été importés de la France, alors que 33% du maïs proviennent de l'Argentine.

Du côté du ministère marocain de l'Agriculture et de la pêche maritime, l'on rassure que "compte tenu des engagements du Maroc dans le cadre des accords de libre-échange avec les États-Unis et l'Union européenne, le Maroc est tenu de lancer des appels d' offres pour importer du blé tendre sous des conditions douanières préférentielles".

La même source précise que "Les derniers appels d'offres du 13 et 15 août 2012 pour l'utilisation du contingent américain et européen se sont distingués par une absence d'offres par les importateurs à cause de prix de revient jugés moins compétitifs par rapport aux prix des blés offerts sur le marché local et compte tenu de leur disponibilité".

A noter que la campagne de collecte du blé tendre se poursuit dans de bonnes conditions, atteignant 13,9 millions de quintaux à la fin de la première semaine d'août.

La collecte par les minotiers et les opérateurs céréaliers déclarés à l'ONICL a même dépassé les prévisions initiales grâce aux mesures prises par le gouvernement pour soutenir les prix payés aux producteurs et la bonne qualité caractérisant le blé national lors de cette campagne, note un communiqué du ministère marocain.

Pour ce qui est du stock en blé tendre détenu par les opérateurs, ce dernier devrait rester à fin août à un niveau très confortable de 17,5 millions de quintaux, soit l'équivalent de plus de 4 mois d'écrasement des minoteries industrielles.

Et au ministère marocain de conclure: "Le gouvernement continuera de suivre de près la situation de la collecte, l' évolution du stock du pays en blé tendre ainsi que celle des fondamentaux du marché mondial et ne devra recourir de nouveau aux importations qu'après l'écoulement de la plus grande partie de la récolte nationale".

Il faut préciser que depuis l'annonce officielle des dernières estimations sur la production locale marocaine de céréales, les exportateurs se bousculent au portillon.

Après la France, le Canada et les États-Unis, c'est au tour de la Grande-Bretagne de préparer une importante offensive commerciale sur ce même créneau. Une importante mission commerciale très ciblée devrait se tenir à Casablanca (80 km au sud de Rabat) mi-octobre prochain.

Rappelons que suite à la décision annoncée de la suspension des droits de douanes sur l'importation du blé tendre à partir du 16 septembre 2011, le Maroc a mis en place un système de restitution au profit des importateurs.

Cette mesure consiste à prendre en charge le surcoût engendré par la flambée des cours mondiaux par rapport au prix ciblé par le gouvernement marocain qui s'établit à 260 DH/quintal entrée moulin. Un seuil qui permet de maintenir le prix du pain inchangé. Dans le cas inverse, la différence devrait être restituée à l'Etat.

Source: xinhua

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