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Français>>AfriqueMise à jour 01.06.2012 09h37
Côte d'Ivoire : la réconciliation sera "longue et difficile", prévient Konan Banny

La réconciliation nationale en Côte d'Ivoire après la meurtrière crise post-électorale déclenchée en novembre 2010 sera "longue et difficile", prévient le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), Charles Konan Banny.

"Ceux qui pensent qu'on sort de guerre et qu'on arrive le lendemain à la paix totale se leurrent", a averti M. Banny recevant jeudi des jeunes de la région de l'ouest, acteurs "actifs " de la crise.

"La réconciliation sera longue et difficile", a-t-il souligné non sans toutefois relever que "rien ne pourra arrêter la machine réconciliatrice déjà en marche".

Le président de la CDVR a mis les jeunes de l'ouest réunis au sein de la "Jeunesse unie pour le développement du district des Montagnes" (JUDDM) en mission de "pré-sensibilisation" auprès de la population.

M. Konan Banny leur a indiqué que cette première action sera suivie d'une phase de sensibilisation puis viendra ensuite l'étape des auditions pendant lesquelles les personnes feront des témoignages.

La JUDDM est présidée par Evariste Yaké, ex leader de la jeunesse patriotique (farouches partisans de Laurent Gbagbo) rentré d'exil.

"Le but est d'adopter une démarche à l'élaboration de laquelle la population participera pleinement", a expliqué M. Banny.

"La région de l'ouest tient une place importante dans le processus de réconciliation", a insisté le président de la CDVR.

"C'est la région où on a le plus besoin de porter le message de la réconciliation. Si là-bas c'est fait, il n'y aura pas grand chose à faire dans le reste du pays. C'est pourquoi nous mettons l'accent sur l'ouest et les zones péri-urbaines d'Abidjan", a-t-il expliqué.

L'ouest ivoirien est largement favorable à l'ex-président Laurent Gbagbo. Ce dernier a été transféré à la Haye devant la Cour pénale internationale (CPI) où il est poursuivi pour "crimes contre l'humanité" et "crimes de guerre".

La région a été lieu de massacres des populations dont des milliers ont dû se réfugier au Liberia voisin.

Un an après la fin des affrontements, la situation sécuritaire reste préoccupante dans l'ouest où des hommes armés sèment la terreur au sein de la population.

Source: xinhua

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