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Français>>AfriqueMise à jour 01.06.2012 09h36
Pour Zuma, embarrassé par une peinture, la liberté d'expression n'est pas supérieure à la dignité

Le président Jacob Zuma a déclaré jeudi que la liberté d'expression était importante mais pas supérieure aux autres droits, y compris le droit à la dignité.

Les Sud-Africains doivent se libérer de l'idée que certains droits sont plus importants pour certaines sections de la société sud-africaine que d'autres, a déclaré M. Zuma à l'Assemblée nationale.

"Ce gouvernement défend le droit de nos concitoyens à s'exprimer de toutes les manières, y compris par des actions de protestation, mais pas si en exerçant ce droit ils commence à enfreindre les droits d'autrui, comme en détruisant les biens d' autrui ou en empêchant d'autres personnes d'exercer leurs droits", a dit M. Zuma.

Aucun droit n'est absolu, a souligné M. Zuma, ajoutant "il doit être exercé avec l'égard dû aux droits des autres. Et peu importe qui est la victime de cette infraction à ses droits. Tous les droits sont importants et doivent être respectés".

Il faisait visiblement référence à la controverse sur une peinture représentant le président d'une manière jugée dégradante.

M. Zuma s'est déclaré plus tôt "blessé" par cette peinture qui le représente exhibant ses parties génitales.

Le Congrès national africain (ANC, parti au pouvoir) a retiré mercredi sa plainte en justice contre la galerie Goodman qui avait exposé la peinture incriminée, et contre le journal City Press qui la diffusait sur le Web.

Ce retrait fait suite à une série de réunions entre le parti au pouvoir, la galerie et les autres parties prenantes concernées, visant à élaborer une solution à ce problème délicat et à ramener la paix et l'harmonie entre les différentes cultures sud- africaines.

La galerie a reconnu être peinée d'avoir "blessé" des gens, ajoutant que ce n'était pas son intention. City Press s'est également excusé et a accepté de retirer la peinture de son site Web.

Cette peinture a soulevé un débat national sur la question de la liberté d'expression et du droit à la dignité.

"Ce pays a une histoire, une histoire très douloureuse, dont nous portons encore les cicatrices", a déclaré M. Zuma en référence à l'animosité soulevée par cette peinture.

Les députés ne doivent pas perdre de vue le fait que les Sud- Africains souffrent toujours des divisions passées du pays, a-t-il dit.

M. Zuma a appelé les députés à contribuer au développement d' Afrique du Sud en présentant des suggestions pour améliorer le pays, au lieu de faire des critiques pour marquer des points sur la scène politique.

Source: xinhua

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