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Français>>AfriqueMise à jour 24.05.2012 08h25
Le nouveau président égyptien fera face à de nombreux défis (COMMENTAIRE)

Quelque 50 millions d'électeurs sont appelés à se rendre aux urnes mercredi pour élire leur nouveau président après la chute du régime l'année dernière de l'ex-président Hosni Moubarak.

Ces élections sont le signe de la phase finale d'un processus de transition tumultueux, dans lequel plusieurs tours d'élections législatives ont eu lieu, sous la responsabilité du Conseil militaire au pouvoir dans le pays.

Selon les derniers sondages, 13 candidats se sont présentés à la course aux présidentielles, mais aucun d'entre eux ne devrait obtenir une majorité absolue au premier tour et un deuxième tour serait nécessaire.

Qu'importe le vainqueur de cette élection, celui-ci n'aura certainement que peu de temps pour célébrer sa victoire, dans un contexte enclin à une série de défis redoutables tels que la reprise économique, le rétablissement de la sécurité nationale et l'amélioration des conditions de vie des Egyptiens.

Si on se place sous un angle économique, le pays a souffert de troubles politiques et de violences des rues continus, s'accompagnant d'une baisse de la croissance économique, d'une inflation, d'une hausse du chômage et d'une baisse des investissements étrangers.

Le nouveau président devra faire face à la difficile tâche de gérer pacifiquement les manifestations, les conflits sanglants qui persistent.

Toutefois, il reste encore un certain nombre de conditions préalables à remplir avant que le nouveau gouvernement ne puisse commencer à résoudre des problèmes réels.

Les généraux au pouvoir vont devoir céder le pouvoir au gouvernement civil nouvellement élu et gérer les affaires conformément à la Constitution, comme cela avait été promis.

Le public a depuis longtemps mis en doute la sincérité de l'engagement du Conseil militaire à renoncer au pouvoir, alors que l'armée tentait de maintenir son budget dans l'examen parlementaire de la prochaine Constitution du pays.

L'autre condition essentielle est la réconciliation politique après la fin de l'élection, notamment celle entre les groupes religieux et les groupes laïques.

Il est encore largement à craindre que de nouveaux conflits sanglants ne se reproduisent en cas de refus du résultat de la part de certaines factions politiques.

Il y a plus d'un an, des Egyptiens sont descendus dans les rues demandant l'instauration d'un gouvernement meilleur et une amélioration des conditions de vie, mais ce qu'ils ont obtenu, c'est seulement le chaos et l'effusion de sang constants.

Reste à espérer que le vainqueur de cette élection soit suffisamment flexible pour obtenir le soutien des diverses factions politiques du pays, pour mettre en oeuvre les politiques répondant aux aspirations des Egyptiens, et pour instaurer une stabilité durable dans le pays et dans la région.

Par LIU Chang

Source: xinhua

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