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Français>>AfriqueMise à jour 22.04.2012 10h06
Soudan: Les combats dans la région pétrolière d'Heglig marquent une pause tandis que l'ONU appelle à la paix (SYNTHESE)

Les combats que se livrent le Soudan et le Soudan du Sud pour le contrôle de la région pétrolière d'Heglig ont cessé momentanément après que Khartoum a annoncé avoir repris le contrôle de la région par la force.

Le Soudan du Sud a protesté et l'ONU a appelé les deux pays à reprendre immédiatement les négociations.

Vendredi, le président soudanais Omar el-Béchir a annoncé que l'armée soudanaise avait repris la région d'Heglig par la force, et que les troupes sud-soudanaises avaient fui le champ de bataille, réfutant l'allégation de Juba selon laquelle les troupes sud-soudanaises avaient commencé à se retirer de la région.

"Les forces armées ont repris Heglig par la force, et les derniers envahisseurs ont fui. Ils continuent de s'enfuir et nous les poursuivons", a lancé le président el-Béchir lors d'un rassemblement organisé dans la capitale Khartoum pour célébrer la "libération" d'Heglig, appelé Panthou par le Soudan du Sud.

"Ce que le gouvernement du Sud a dit, à savoir que ses forces étaient en train de se retirer d'Heglig, n'est pas vrai. Nous les avons expulsées par la force, et nous les expulserons de n'importe quel autre endroit du Soudan", a déclaré le président soudanais.

Il a par ailleurs promis de libérer toutes les zones toujours sous contrôle rebelle dans les Etats du Kordofan Sud et du Nil bleu, tous deux voisins du Soudan du Sud, où les forces gouvernementales soudanaises se battent depuis 2011 contre la branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan.

Toujours vendredi, le ministre soudanais de la Défense, le général Abdul-Rahim Mohammed Hussein, a également annoncé que son armée avait repris Heglig, qui appartient au Soudan, mais qui est passé sous contrôle de l'armée sud-soudanaise le 10 avril.

De son côté, Daffa-Alla Elhag Ali Osman, représentant permanent du Soudan auprès de l'ONU, a déclaré vendredi que les troupes sud-soudanaises, expulsées de la zone soudanaise d'Heglig, avaient "compris la leçon" et ne répéteraient pas de tels actes d'agression à l'avenir.

M. Osman a souligné que l'action militaire menée par son pays à Heglig était un acte légitime d'auto-défense régi par l'article 51 de la Charte de l'ONU.

De son côté, deux jours après que Khartoum lui a déclaré la guerre, le gouvernement sud-soudanais a déclaré vendredi qu'il avait ordonné à son armée de se retirer immédiatement d'Heglig, affirmant que, selon l'ordre présidentiel, le retrait serait complètement achevé en trois jours .

"Notre retrait de Panthou - ou Heglig - ne provient pas d'une défaite, mais pour nous, le peuple du Soudan du Sud, c'est le signe de notre engagement pour la paix", a déclaré à la presse Agnes Oswaha, représentante permanente adjointe par intérim du Sud-Soudan auprès de l'ONU.

"Nous allons procéder à un retrait ordonné, qui sera achevé dans les trois prochains jours, autrement dit dans les 72 heures. [...] La République du Soudan du Sud a pris cette décision parce qu'elle ne souhaite pas le retour de la guerre et parce qu'elle cherche à obtenir une reprise immédiate des négociations" avec Khartoum, a déclaré Mme Oswaha.

Le 26 mars, le président sud-soudanais Salva Kiir Mayardit avait affirmé qu'Heglig appartenait à son pays. L'armée sud-soudanaise a attaqué le champ pétrolier d'Heglig et en a arraché le contrôle à l'armée soudanaise.

L'Union africaine (UA) a rapidement déclaré "illégal" l'acte du Soudan du Sud et a exigé qu'il retire ses troupes de la région "immédiatement et sans condition".

Le Conseil de sécurité de l'ONU a de son côté qualifié de "fait très grave" la prise d'Heglig par Juba, et a exhorté l'armée sud-soudanaise à se retirer immédiatement de la région.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé vendredi le Soudan et le Soudan du Sud à reprendre immédiatement les négociations sous les auspices de l'Union africaine afin de résoudre leurs différends.

"Le secrétaire général appelle également les deux gouvernements à activer le 'Mécanisme conjoint de vérification et de surveillance de la frontière' pour aider à assurer la sécurité de leur frontière commune", indique dans un communiqué le porte-parole de M. Ban.

"Toutes les mesures ont été prises pour assurer" que des observateurs onusiens soient prêts à être déployés, selon le communiqué.

Vendredi, après avoir annoncé qu'il avait repris le contrôle de la région d'Heglig, le gouvernement soudanais a posé quatre conditions pour la normalisation de ses relations avec le Soudan du Sud.

Selon un communiqué publié par le ministère soudanais des Affaires étrangères, "la préservation de relations normales avec le Soudan du Sud, souhaitée par le Soudan, dépendra de l'engagement du gouvernement sud-soudanais vis-à-vis des conditions fixées par le gouvernement soudanais".

"Les conditions comprennent une reconnaissance sans réserve de tous les accords et mémorandums déjà signés, en particulier les six accords sur les questions de sécurité, dont le dernier est l'accord de non-agression et de coopération signé le 10 février 2012 à Addis-Abeba", indique le communiqué.

Juba doit aussi reconnaître clairement la démarcation de la frontière du 1er janvier 1956 comme l'exigent les accords conclus, arrêter les agressions répétées en territoire soudanais et retirer ses troupes des Etats du Nil Bleu et du Kordofan du Sud, ajoute le communiqué.

Source: xinhua

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