Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>AfriqueMise à jour 12.04.2012 13h49
Côte d'Ivoire : l'anniversaire de la fin de la crise post-électorale diversement commémorée à Abidjan (SYNTHESE)

Le 11 avril, la date du premier anniversaire de la fin de la crise post-électorale déclenchée en novembre 2010 en Côte d'Ivoire, avec la chute de Laurent Gbagbo, a été diversement commémorée mercredi à Abidjan par les partisans d'Alassane Ouattara et ceux de l'ex-président.

Le Rassemblement des Républicains (RDR), le parti du président Alassane Ouattara n'a pas fait dans la dentelle.

VICTOIRE DES DEMOCRATES IVOIRIENS, SELON LE RDR

A travers une conférence publique, une émission télévisée et un meeting populaire, il a tenu marquer la chute de Laurent Gbagbo après deux semaines de combat dans la capitale Abidjan suite au refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à l'élection de novembre 2010, face à Alassane Ouattara.

Les affrontements post-électoraux ont fait au moins 3 000 morts, selon les autorités ivoiriennes.

Pour le RDR, il s'agit de célébrer "cette date historique de la victoire des démocrates ivoiriens qui se sont opposés à la négation du suffrage du peuple de Côte d'Ivoire".

Le secrétaire général par intérim du RDR, Amadou Soumahoro, a souligné que cette célébration, loin de remuer le couteau dans la plaie, invite à se rappeler les moments douloureux afin d'en tirer les leçons nécessaires et surtout de s'engager à éviter une récidive.

"Ces manifestations dites journées du souvenir pour la consolidation de la réconciliation et la démocratie, nous permettront de savoir ce qui s'est passé, de nous souvenir des moments difficiles vécus par les familles ivoiriennes. Nous voulons surtout faire comprendre que cette crise ne doit plus se répéter. Nous devons dire à la fin des cérémonies +plus jamais ça dans notre pays+" a-t-il expliqué.

Selon lui, "le peuple n'a pas le droit d'ignorer cette page noire de son histoire".

Trois universitaires favorables au président Alassane Ouattara ont apporté leur "touche scientifique" à cette commémoration à travers des communications sur "le 11 avril 2011 et les questions démocratiques".

Les professeurs Sidibé Valy, Alassane Salif N'diaye et Niamkey Koffi ont tour à tour expliqué, lors de la conférence publique, les causes des crises passées.

Pour eux, la volonté d'un clan de s'accrocher au pouvoir a conduit le pays dans l'abîme.

"La date du 11 avril est le signe d'une rupture et la fin d'un cauchemar. C'est le passage de la dictature à la démocratie", a estimé Niamkey Koffi, par ailleurs porte-parole du président Henri Konan Bédié, du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI).

Alassane Salif N'diaye a, pour sa part, relevé que le régime de Laurent Gbagbo a usé de pratiques "fascistes et staliniennes pour s'adonner à l'inimaginable et semer la terreur et la haine viscérale" en Côte d'Ivoire.

Il a toutefois appelé les Ivoiriens à pardonner touts les torts subis pour monter dans le train de réconciliation lancé par le président Alassane Ouattara.

"La réconciliation doit se faire dans la vérité et la justice avec honnêteté", a-t-il souligné.

MISE A MORT DE LA DEMOCRATIE, SELON LE FPI

Plus sobrement, le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, a commémoré la chute de son leader à travers une lettre ouverte de son porte-parole et une conférence-débat sur le thème "Souvenir de la tentative de mise à mort de la démocratie en Côte d'Ivoire".

Le FPI justifie cette commémoration par le fait que "le 11 avril 2011 est une date qui marque et marquera pour longtemps encore la mémoire collective et la vie politique en Côte d'Ivoire".

"L'histoire retiendra le 11 avril 2011 comme étant l'aboutissement d'une tentative de déstabilisation qui a duré un long temps permettant ainsi d'identifier toutes les organisations nationales et internationales qui y ont contribué par des voies et moyens variés (politiques, économiques et militaires)", explique-t- il.

Laurent Gbagbo a été arrêté par l'armée favorable à Alassane Ouattara avec l'appui décisif de l'armée française et des Casques bleus de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci).

A travers cette commémoration, il s'agit pour le FPI de "se souvenir, se recueillir et se ressouder les uns aux autres en vue de raffermir les sillons d'une espérance commune tracés par Laurent Gbagbo".

Le FPI insiste sur le fait que "la Côte d'Ivoire qui tient à s'affirmer en tant qu'une nation soucieuse de l'unité nationale et de la cohésion sociale n'a que le choix de la démocratie pour y parvenir".

Il espère créer "un moment de souvenir, de recueillement et d'espoir" pour permettre aux Ivoiriens de se forger une opinion pour une construction de la démocratie et une réconciliation " vraie et sincère" en Côte d'Ivoire.

Dans une lettre publiée mercredi, Justin Katinan Koné, le porte- parole de M. Gbagbo estime que "le 11 avril marque assurément un recul de l'humanité" en Côte d'Ivoire.

Il croit savoir que le 11 avril dernier, "Laurent Gbagbo a été arrêté par les soldats français et remis à l'armée privée de son adversaire politique".

"S'il y a des personnes qui pensent avoir gagné le 11 avril, elles se trompent, c'est toute la Côte d'Ivoire qui a perdu le 11 avril", estime Koné Katinan qui pense que "le schéma de dislocation des liens sociaux en Côte d'Ivoire n'arrange personne d'autre que ses concepteurs".



Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) rédacteur (trice) chinois(e)
Un « plus grand rôle » pour les économies émergentes
Assistance à l'Afrique pour qu'il puisse y naître un « mécanisme producteur du sang »
Commentateur du Quotidien du Peuple : soutenons fermement la juste décision du Comité central du PCC