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Français>>AfriqueMise à jour 23.03.2012 08h37
Madagascar : la perpétuité pour le colonel Charles Andrianasoavina,le principal instigateur du coup d'Etat de novembre 2010

Le colonel Charles Andrianasoavina, le principal instigateur de la tentative du coup d'Etat qui s'est passé à la base aéronavale d'Ivato (BANI) du 17 novembre 2010, a été condamné par la Cour criminelle ordinaire malgache à la peine d'emprisonnement et de travaux forcés à perpétuité, apprend-on de sources concordantes jeudi.

Le colonel Charles Andrianasoavina, un ancien chef de la Force d'intervention spéciale (FIS) créée par le président de la transition, Andry Rajoelina pour la protection de son pouvoir, et qui est toujours hospitalisé à l'île La Réunion, a été condamné mercredi à la peine d'emprisonnement et de travaux forcés à perpétuité.

Quant aux deux généraux dont Jean Heriniaina Raoelina, un ancien directeur de la sécurité présidentielle au temps de l' ancien président malgache, Marc Ravalomanana, et Rakotonandrasana Noël, un ancien ministre de la défense nationale de la transition, sont chacun condamnés à 7 ans de travaux forcés avec interdiction de sortie du territoire.

6 autres officiers supérieurs reconnus coupables de coup d'État, ont également écopés chacun de 5 ans de travaux forcés et autant d'interdiction de séjour.

Les autres officiers et sous officiers qui étaient avec eux ce 17 novembre 2010 où l'autorité de fait actuelle organisait sur tout le territoire national le référendum constitutionnel en vue de l'institutionnalisation de la Quatrième République malgache, ont été acquittés au bénéfice du doute.

En ce qui concerne les civils inculpés dans cette affaire de BANI, à savoir l'ancien vice-président de la Cour internationale de la justice (CIJ) Raymond Ranjeva et sa fille Riana, le premier a bénéficié d'un acquittement pur et simple tandis que sa fille a bénéficié de l'arrêt de toute poursuite étant donné qu'aucun lien n'a été décelé entre ces civils et les événements de la BANI, selon l'avocat général Pierrot Rakotojaona.

Rappelons que ces généraux et officiers supérieurs des forces armées malgaches, regroupés au sein du « Comité militaire pour le salut public », ont déclaré le 17 novembre 2010, le jour du référendum constitutionnel à Madagascar, la libération des détenus pour des raisons politiques et le retour des exilés afin qu'ils puissent contribuer « à la reconstruction de la patrie ».

Ils ont en même temps déclaré que « toutes les institutions actuelles sont suspendues, le comité militaire pour le salut public qui vient d'être instauré s'occupe désormais des affaires nationales ». Le premier ministre de la transition à l'époque, Camille Vital, a qualifié cet acte de sabotage au référendum dont les auteurs seront traduits devant un tribunal militaire.

Notons que certains d'entre eux ont participé à la mise au pouvoir de Andry Rajoelina, le 17 mars 2009. Avec leur aide, Ravalomanana, en opposition avec le maire de l'époque, Andry Rajoelina qui a dirigé des manifestations populaires, se trouvait dans l'obligation de démissionner et remettre le pouvoir au directoire militaire. Ce dernier l'a transmis à Andry Rajoelina. Depuis, Madagascar est engloutie dans la crise.

Source: xinhua

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