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Français>>AfriqueMise à jour 20.03.2012 08h48
Gestion des conflits : des responsables militaires francophones en concertation à Yaoundé

Des responsables militaires francophones de la France, du Cameroun, de la Belgique, du Liban, du Maroc, de la Suisse et du Canada se concertent depuis lundi à Yaoundé au Cameroun pour examiner, entre autres préoccupations, des pistes de coopération en matière de gestion des conflits et d'autres défis majeurs tels que le terrorisme.

Tenue dans les locaux du Cours supérieur interarmées de défense (CSID) à Simbock, un quartier périphérique de la capitale camerounaise, la troisième réunion des commandants et directeurs des écoles de guerre francophones prévue pour deux jours, après celles de 2010 à Paris en France et 2011 à Lucerne en Suisse, se penche en effet sur la paix dans le monde, a indiqué le ministre camerounais de la Défense, Edgar Alain Mebe Ngoùo, à l'ouverture des travaux.

Parmi les sujets de discussions : les conflits, le terrorisme et les incertitudes liées aux catastrophes multiformes, a précisé le ministre. Une occasion pour les académies militaires concernées d'améliorer leur visibilité et leur efficacité, a pour sa part éclairé le général Esaï Ngambou, commandant du CSID, une institution créée depuis sept ans.

Sous les thèmes spécifiques de "la dimension internationale des écoles de guerre présentes", "la place des civils dans la formation au sein desdites écoles", et "le renforcement des échanges entres les écoles", cette réunion prend un enjeu singulier dans un contexte où l'Afrique fait face de part en part à des menaces diverses comprenant les conflits armés, les attaques terroristes de groupes armés, la grande criminalité, la piraterie maritime, etc.

"Les pays africains peuvent contribuer dans les opérations de paix de l'Onu pour avoir plus de paix et ils peuvent montrer un bon exemple là où une bonne relation entre civils et militaires, comme le Cameroun. Il me semble qu'il y a de bonnes relations entre militaires et civils ici", a souligné à Xinhua Dr. Walter Dorn, président du département de sécurité et affaires internationales du Collège des forces canadiennes à Toronto.

Pour le lieutenant-colonel Daniel Lortie, chef d'état-major de cette académie militaire, "la présence par exemple du Canada au sein de cette réunion annuelle des CID francophones est un exemple où le Canada peut certainement contribuer et participer en faisant profiter de l'expérience canadienne dans les différentes missions de paix des Nations Unies auxquelles ont le Canada a participé".

Ce responsable militaire qui a affirmé avoir déjà en Afrique au Sahara occidental, a estimé que la même contribution peut être apportée dans "la qualité de la formation professionnelle militaire supérieure qui est tout à fait applicable à un endroit comme ici".

Par dimension internationale des écoles de guerre, le colonel Jean-Paul Deconick, commandant du Collège de défense Bruxelles en Belgique, entend "la coopération entre ces différentes écoles, qu'elles soient francophones ou autres, au niveau de l'échange des méthodes d'enseignement, des stagiaires qui vont suivre des cours à l'étranger également, des cadres de ces écoles".

Selon lui, "il est tout à fait essentiel que nous nous appliquions à un même niveau de maîtrise des différents processus de planification. Cette dimension internationale, on l'a vue au jour le jour, aussi bien en Belgique, qu'à Paris ou en général en Europe, mais je la sens de plus en plus au niveau de l'Afrique".

Source: xinhua

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