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Français>>AfriqueMise à jour 20.02.2012 09h18
Des manifestations violentes contre la candidature de Wade à une semaine de la présidentielle (SYNTHESE)

De violentes manifestations violentes contre la candidature du président Abdoulaye Wade ont marqué la deuxième semaine de la campagne électorale au Sénégal.

Au total, ces manifestations organisées par l'opposition et dont la tenue n'avait pas été autorisée par les autorités administratives, ont fait, en trois semaines, cinq morts et une vingtaine de blessés, à Dakar et à l'intérieur du pays, selon un bilan fait par la presse locale.

A une semaine du premier tour de l'élection présidentielle prévue le 26 février, une partie de l'opposition a fait du retrait de la candidature du président Wade, sont principal thème de campagne.

Pour elle, le chef de l'Etat sortant ne doit pas se présenter parce qu'il a épuisé les deux mandats que lui permet la constitution, alors que le Conseil constitutionnel a validé cette candidature.

Depuis mercredi, les manifestations anti-Wade, à l'appel d' abord du collectif de rappeursY A En Marre, puis du M23 (mouvement de partis politiques et de la société civile), sont organisées tous les jours en dépit de leur interdiction.

Encore samedi, les centaines de jeunes manifestants ont affronté les forces de l'ordre qui avaient bloqué les accès à la place de l'indépendance où devait avoir lieu un rassemblement du M23. Des échauffourées se sont poursuivies pendant plusieurs heures, sur fond de jets de pierres et de grenades lacrymogènes.

Des leaders du M23 et candidats à l'élection présidentielle ( Ibrahima Fall, Cheikh Abiboulaye Dièye et Idrissa Seck) ont été refoulés à coups de gaz lacrymogènes par la police anti-émeute. Il s'en est suivi une sorte de course-poursuite entre jeunes et forces de l'ordre jusqu etard dans la soirée.

Un regain de tension a été noté vendredi, quand les forces de l' ordre qui tentent de disperser la foule, ont lancé une bombe lacrymogène dans une mosquée de la confrérie Tidiane (une des plus importantes confréries au Sénégal) au centre de Dakar.

A l'intérieur du pays notamment les villes de Tivaoune (nord) et Kaolack (centre-sud), fief des Tidianes), les jeunes se réclamant de cette confrérie ont manifesté leur colère dans les rues et un manifestant a été tué.

Le ministre sénégalais de l'Intérieur a été dépêché ce samedi, auprès du Khalife général de la confrérie Tidiane pour calmer les manifestants.

Geste d'apaisement : les sept des membres du Mouvement « Y'en a marre » qui ont été interpellés, ont bénéficié de la liberté provisoire et vont comparaître mardi au tribunal pour participation à une manifestation interdite.

Les candidats de l'opposition membre du Mouvement du 23 juin, promettent d'autres manifestations similaires dans les prochains jours.

Source: xinhua

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