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Français>>AfriqueMise à jour 06.02.2012 15h55
Comment doit-on agir pour pouvoir assumer une responsabilité effective envers le peuple syrien ?

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni le 4 février pour voter un projet de résolution au sujet du problème de la Syrie. La Chine, qui persiste dans sa position de principe de la solution du problème syrien par des moyens pacifiques, politiques et du dialogue, a opposé avec la Russie son veto à ce projet de résolution.

La situation continue à s'aggraver et à se détériorer en Syrie où le nombre de victimes innocentes augmente sans cesse en raison des civils qui se font tuer à tout moment. Le rejet du projet de résolution en question ne signifie aucunement l'intention de laisser cette situation inquiétante, préoccupante et désespérante se poursuivre dans le pays. En exerçant son droit du veto, la Chine agit justement et exactement en prenant sa lourde responsabilité d'assurer les intérêts fondamentaux du peuple syrien. A l'heure actuelle, la situation en Syrie est extrêmement agitée, compliquée et complexe. Agir de façon simple, facile et niaise en soutenant l'une des deux parties pour faire pression sur l'autre paraît utile pour que la situation s'améliore et prenne une nouvelle tournure, alors qu'en réalité cette façon d'agir sème de nouveaux germes du malheur.

La Libye en est un contre-exemple qui sert de leçon. Les pays de l'OTAN ont profité et abusé de la résolution adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU au sujet de l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne dans ce pays pour fournir une aide armée en puissance de feu à l'une des deux parties belligérantes. L'objectif initial, qui était de protéger la vie des civils innocents, a-t-il été vraiment atteint et réalisé ? Tout le monde le sait et on comprend parfaitement que les hostilités locales font souvent des victimes parmi la population civile, alors que la guerre civile d'une ampleur beaucoup plus grande et importante est toujours sanglante et se termine certainement et sûrement dans un bain de sang. Toute personne de bon sens ayant un peu de connaissance militaire n'éprouvera aucun doute sur cela.

Il faut insister énergiquement pour que les conflits intérieurs de n'importe quel pays soient réglés par la voie pacifique et cela constitue un moyen efficace non seulement pour empêcher l'extension et la propagation de la violence, mais également utile pour jeter une base solide à la réalisation d'une stabilité permanente dans ce pays. Répondre à la violence par la violence ne peut aucunement servir à la cause de cette dernière.

Lorsque la plus grande, la plus puissante et la plus importante alliance militaire du monde entier se fâche et profère des menaces, il ne lui serait aucunement difficile d'utiliser le moyen de la guerre pour changer le pouvoir et le régime dans un pays petit et faible. Mais le problème c'est qu'une fois que le géant venu de l'extérieur se retire après la victoire, ou bien même s'il reste durant un laps de temps, il est exclu pour lui d'assumer sa responsabilité en considérant comme sa tâche principale de protéger la vie et la sécurité des personnes civiles innocentes, car pour lui, il a d'autres choses plus importantes et plus urgentes à faire et à exécuter. La tragédie qui s'était déroulée en Irak et en Afghanistan en est un exemple qui doit faire ouvrir les yeux à tout le monde qui doit comprendre que l'empêchement par la force du désastre humanitaire n'est en fait que des paroles en l'air pleines de sentiments de justice, mais creuses, futiles, vaines et vides de sens, tandis que personne ne peut en assumer la responsabilité. Alors les attaques et les explosions qui se produisent sans cesse et à tout moment durant la dizaine d'années qui ont suivi le changement du pouvoir et du gouvernement et que personne n'a pu et réussi à les empêcher jusqu'ici ne constituent elles également pas des malheurs et des désastres humanitaires ? En songeant à la possibilité de ce genre de dénouement, les pays membres du Conseil de sécurité, en adoptant une résolution qui concerne l'aboutissement des troubles intérieurs d'un pays, ne doivent-ils pas agir avec plus de prudence et y mettre un peu plus de conscience.

Il circule à ce moment une autre idée selon laquelle le moyen d'obliger la Syrie de changer son gouvernement est en fait faire preuve de respect envers le peuple syrien qui aspire à la démocratie. Le choix du gouvernement qu'il préfère constitue effectivement un droit démocratique qui revient au peuple syrien et personne autre n'ait le droit de s'y ingérer en profitant de la situation pour essayer d'exercer une certaine influence. Il y a une question incontournable qu'il faut tenir en compte : la haine et la division constituent toujours pour celui qui détient et qui exerce le pouvoir une sorte d'entrave et de chaîne qu'il doit se débarrasser le plus vite possible. Quelle que soit la composition du gouvernement, ses membres ont le devoir et l'obligation de préserver et de maintenir la stabilité du pays ainsi que de protéger et d'assurer la sécurité du peuple. Pour pouvoir assurer cela il est nécessaire et important de procéder à la réconciliation nationale. Vu que l'objectif définitif est le retour au point du départ qui est la réconciliation nationale, alors pourquoi ne pas se mettre au travail au plus tôt ? Est-ce qu'il est nécessaire qu'on s'entre-tue et qu'on se massacre mutuellement tout d'abord pour pouvoir procéder ensuite plus facilement à la réconciliation nationale ?

Il faut déployer les efforts à cent pour cent même si il ait seulement un pour cent d'espoir de la paix. Quant à la communauté internationale, il est important pour elle de fournir davantage d'opportunités à la paix et ce n'est qu'en agissant ainsi qu'on pourrait faire preuve de responsabilité effective envers le peuple syrien.

Les buts et les principes de la Charte de l'ONU consistent à préserver, à maintenir et à protéger la paix et la sécurité internationales. L'ONU a le droit d'agir pour empêcher et pour dissuader l'agression par la force armée, mais elle n'a aucun droit d'obliger n'importe quel pays du monde à remplacer ou à changer son gouvernement. Déjà au printemps 2003, les Etats-Unis ont tenté de persuader le Conseil de sécurité de lui accorder le pouvoir de procéder à une attaque contre l'Irak qui était un pays souverain. A cette époque-là, le Secrétaire général de l'ONU était Kofi Annan qui a dit : « Je sais parfaitement que certaines personnalités du Capitol Hill au Washington ont des idées différentes au sujet du règlement du problème irakien, mais cela ne m'intéresse nullement. Il est impossible que l'ONU se charge de la destitution du Président de n'importe quel pays pour le faire remplacer par un autre, cela est absurde et insensé, car dans notre organisation, cette façon d'agir est complètement illégale. »

Le règlement du problème syrien par la voie pacifique afin que la situation au Moyen-Orient puisse connaître petit à petit la stabilité a été depuis toujours la position de principe adoptée par la Chine qui considèrent que c'est seulement en agissant ainsi qu'on pourrait assurer pleinement les intérêts fondamentaux du peuple syrien, ce qui traduit le haut sens de responsabilité de la Chine, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, pour préserver et pour protéger la paix mondiale.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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