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Français>>AfriqueMise à jour 31.01.2012 17h02
Côte d'Ivoire : le prix minimum garanti au centre des préoccupations des cacaoculteurs (SYNTHESE)

Le nouveau Conseil du café-cacao, créé par le gouvernement dans le cadre de la réforme de la filière café-cacao, a été installé le 24 janvier avec pour principale mission de revenir au système de prix minimum garanti dès la campagne 2012-2013.

S'ils approuvent la composition du Conseil d'administration de la nouvelle structure, bon nombre de producteurs disent attendre de constater l'effectivité de l'amélioration de leurs revenus avant de juger l'équipe dirigée par le président Lambert Kouassi Konan.

LE CONSEIL ATTENDU AU PIED DU MUR

"A première vue, les membres du Conseil semblent de qualité. Ils ont tous le profil. Mais nous attendons les premières mesures qu'ils vont arrêter avant de nous faire une claire opinion de leurs volontés réelles de nous faire bénéficier du fruit de notre travail", relève le président de la Coopérative Anouanzé d' Agnibilékrou (est), Gérard Koffi.

"Si le prix minimum garanti qu'ils vont fixer est consistant et permet au paysan de vivre décemment, alors nous dirons qu'ils sont vraiment venus pour nous sauver", insiste-t-il.

Koffi Gérard se demande si le nouveau conseil va continuer d' acheter le kilogramme du cacao autour de 1.000 FCFA (moins de deux euros) ou "un peu en deçà pour laisser une marge de manoeuvre aux dirigeants".

Fixé en début de la campagne en cours au prix indicatif bord champs de 1.100 FCFA, le kilogramme était effectivement acheté aux producteurs dans une fourchette de 500 à 700 FCFA.

"J'ai confiance en la nouvelle équipe, je n'ai pas de jugement à priori mais je réserve mes observations", renchérit Comoé N' Goran, planteur à Divo (sud).

"Le nouveau PCA (président du Conseil d'administration) était ministre de l'Agriculture. Il connait très bien la filière. Mais, n'oublions pas que dans le temps, on parlait aussi de caisse noire du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire, au pouvoir de 1960 à 1999)", rappelle-t-il, en allusion aux soupçons de malversations entourant la gestion de la filière à cette époque.

GARDER LA TETE FROIDE

Pour Comoé N'Goran, les producteurs doivent "garder la tête froide" pour ne pas être trop désillusionnés si leurs attentes ne sont pas satisfaites.

"Les Ivoiriens oublient trop vite. Ils ne se rappellent même plus qu'avant la libéralisation, aux temps où le prix était garanti par la Caistab (Caisse de stabilisation), on payait le cacao entre 200 et 300 FCFA alors qu'il s'achetait à plus de 2.000, des fois même à 3.000 FCFA sur les marchés internationaux", croit- il savoir.

Il estime que "les dirigeants ne doivent être jugés qu'à leur capacité de garantir un bon prix d'achat aux producteurs".

Ces cacaoculteurs s'interrogent aussi sur les grands problèmes de la filière, notamment, l'accroissement de la productivité des parcelles, l'amélioration des circuits de commercialisation, le préfinancement des coopératives, le désenclavement des sites de production, l'achat bord champ par les exportateurs ou encore la lutte contre la fuite du cacao ivoirien vers les pays limitrophes.

"Le président Houphouët-Boigny (1960-1993) était un planteur. Il a lutté toute sa vie pour le bien-être des planteurs ivoiriens. Malheureusement, il a perdu son noble combat et ensuite, la libéralisation a semé une véritable pagaille dans la filière. Nous attendons du président Ouattara une véritable politique pour assainir totalement la filière pour le bonheur des producteurs", conclut Gérard Koffi.

La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao avec 1,2 millions de tonnes de fèves.

Source: xinhua

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