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Français>>AfriqueMise à jour 29.01.2012 08h39
Elections à la présidence de la Commission de l'UA : offensive diplomatique sud-africaine (PAPIER GENERAL)

En marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères tenue depuis jeudi à Addis-Abeba en prélude au 18e sommet de l'Union africaine (UA) prévu dimanche et lundi, les tractations diplomatiques s'accentuent, avec une offensive sud-africaine pour les élections à la présidence de la Commission de l'UA.

Face au président de la Commission de l'UA sortant, le Gabonais Jean Ping, l'Afrique du Sud présente la candidature de son ministre de l'Intérieur Nkosazana Dlamini Zuma, ex-épouse du président Jacob Zuma et ex-ministre des Affaires étrangères.

Dans la capitale éthiopienne et siège de l'organisation continentale, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane multiplie les contacts avec ses homologues d'autres pays du continent pour solliciter leur soutien. Dans les coulisses, les rencontres n'en finissent pas.

"Nous avons mené une campagne très positive, axée sur le renforcement de l'agenda et les capacités de la Commission de l'UA. Nous en avons un feed-back intéressant", a-t-elle déclaré à la presse sud-africaine très présente à Addis-Abeba.

Xinhua a tenté de l'aborder, mais la réponse de l'assistante de la ministre a été sans appel : "Ce n'est pas possible, elle est très occupée"; a fait savoir la jeune dame au hall de l'ancien siège de l'Union africaine qui fait directement face au nouveau Centre international de conférences, un édifice futuriste construit grâce à la coopération chinoise et dont l'inauguration aura lieu samedi.

Après un début timide pendant une bonne partie de l'année, la campagne de Nkosazana Clarice Dlamini-Zuma, 63 ans, pour la présidence de la Commission de l'UA s'est intensifiée fin 2011. Des émissaires dépêchés par Pretoria ont sillonné des capitales africaines.

"Ce que vous voyez là, ce n'est qu'une simple agitation. Ping est assuré d'être réélu", a cependant observé à Xinhua un diplomate africain en poste à Addis-Abeba, évoquant l'entrée tardive en action de la diplomatie sud-africaine sur le dossier qui, du reste, retient l'attention au 18e sommet ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA, précédé comme à l'accoutumée de réunions d'experts et ministérielles.

Elu en janvier 2008, Jean Ping, bientôt 70 ans, est en effet le favori de l'élection prévue dimanche pour un nouveau mandat de quatre ans, de l'avis des observateurs qui le taclent toutefois sur une gestion peu efficace des crises politico-diplomatiques ayant secoué l'Afrique en 2011, Côte d'Ivoire et Libye en l'occurrence où l'UA a manqué de s'affirmer face au diktat des puissances occidentales.

Les mêmes critiques sont aussi émises à l'égard de l'Afrique du Sud, première puissance économique africaine, et du président équato-guinéen Obiang Nguema Mbasogo, président sortant de l'UA, dont le silence sur les fameuses crises a laissé les observateurs perplexes.

Sucesseur de l'ancien président malien Alpha Oumar Konaré, qui avait annoncé son retrait suite aux divergences de vues avec les dirigeants du continent, Jean Ping s'est lancé dans une campagne active depuis les premiers mois de 2011. Les leaders de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) à laquelle le Gabon appartient l'ont assuré de leur soutien lors du dernier sommet de cette organisation régionale mi-janvier à N'Djamena au Tchad.

Contrairement à son habitude où il est toujours apparu très actif lors des sommets de l'UA, il a choisi pour le présent d'"afficher profil bas pour les élections", selon un de ses proches rencontré par Xinhua dans les coulisses de la réunion des ministres des Affaires étrangères.

D'après les statuts de l'UA, le président de la Commission est élu par scrutin secret et à la majorité des deux tiers des Etats membres jouissant du droit de vote. C'est la même règle pour l'élection du vice-président. Comme Jean Ping, le sortant à ce poste, le Kényan Erastus J. O. Mwencha, est également candidat à sa propre succession.

Le 18e sommet ordinaire de l'UA renouvellera par ailleurs les postes des 8 commissaires où un total de 25 candidatures est annoncé, alors que quatre des sortants ne sont pas autorisés à se présenter : Julia Dolly Joiner des Affaires politiques, Bience Gawanas des Affaires sociales, Maxwell Nkwezalamba des Affaires économiques, puis la défunte Elizabeth Tankeu du Commerce et de l'Industrie.

Source: xinhua

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