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Français>>AfriqueMise à jour 20.01.2012 10h40
Tunisie: Internationalisation, innovation et investissement trois piliers de la relance économique (INTERVIEW)

L'état des lieux socioéconomique en Tunisie ne cesse de faire l'objet d'une polémique au sein de la classe politique comme dans les rangs des composantes de la société civile à la lumière des derniers chiffres annoncés mettant en garde l'actuel gouvernement contre une éventuelle dégradation de la situation suites à l'amplification des mouvements de protestation à travers le pays.

L'économie tunisienne connait actuellement une chute du taux de développement régional évaluée à plus de 1% ce qui représente la perte de 16 mille emplois, a confirmé jeudi le ministre tunisien du Développement régional M. Jameleddine Gharbi lors d'un congrès en la matière.

Selon M. Gharbi, cette chute est causée essentiellement par les sit-in anarchiques qui ont été enregistré dans plusieurs régions du pays paralysant parfois toute activité économique.

Une année après la révolution, les activités économiques tunisiennes ont enregistrés "pas moins de 500 sit-in ce qui a représenté un taux excessif pour la communauté industrielle tunisienne depuis le début de 2011", a souligné L'Economiste M. Hafedh Abdennabi dans une interview à l'Agence de presse Xinhua.

La situation actuelle, a-t-il ajouté, "demeure plus délicate puisque le bilan fait état d'une perte d'environ 100 mille emploi face à l'existence de 80 mille nouveaux diplômés et un total de 800 mille chômeurs sans oublier un taux de croissance négatif de 0, 2%".

Face à une telle conjoncture, le tout récent gouvernement de M. Hamadi Jebali a essayé de trouver des remèdes rapides notamment à travers l'élaboration d'un budget d'Etat adapté aux exigences socioéconomiques du pays estimant d'arriver en 2012 à un taux de croissance de 4,5% et à créer 70 à 80 mille emplois.

Cet optimisme, a insisté M. Abdennabi, "n'a pas manqué à afficher certaines limites dans la mesure où les ambitions du budget d'Etat pour 2012 ne permettront pas de rattraper la vitesse de positionnement de la Tunisie comme pays en développement d'autant que les prévisions au titre d'employabilité ne sont pas à la hauteur des attentes des Tunisiens".

Selon M. Abdennabi, la relance de l'économie tunisienne doit impérativement passer par trois piliers à savoir l'innovation, l'internationalisation ainsi que l'investissement, admettant que " la Tunisie se trouve actuellement obligée à sortir de l'isolement envers l'Europe pour s'ouvrir sur le Monde et aller chercher des marchés lointains dont les pays de l'Asie, de l'Amérique latine, la Turquie et les pays du Golfe arabe".

Une relation "dialectique", a-t-il poursuivi, existe entre l'investissement, l'innovation et l'internationalisation et la croissance économique d'un pays comme la Tunisie qui cherche sa relancer et à absorber progressivement le taux de chômage".

Pour concrétiser cette relation dans la pratique, "il s'avère nécessaire de renforcer l'alliance et le partenariat économique fructueux en Tunisie comme avec l'étranger et parier sur le transfert technologique et du savoir-faire dans des secteurs générant des valeurs ajoutées conséquentes", a encore indiqué M. Abdennabi.

"A ce niveau, a-t-il insisté, l'Etat doit donner l'exemple en matière de bonne gouvernance à travers la promotion et le renforcement du rendement des grandes entreprises publiques".

Parmi les suggestions en mesure de contribuer dans la relance progressive de l'économie tunisienne figurent l'incitation des jeunes promoteurs, l'instauration d'un climat de confiance entre les acteurs économiques, l'administration et le citoyen qui doivent "être conscient que l'intérêt collectif passe avant l'intérêt individuel".

"Traduisant les concepts théoriques dans la pratique, la relance économique en Tunisie prendra une autre forme à travers l'amélioration de l'infrastructure routière, ferroviaire et maritime dignes d'une économie émergente et reliant l'Ouest du pays avec ses régions côtières afin de créer de nouvelles zones industrielles favorisant plus d'emplois et d'équilibre régional de développement".

Sur le plan financier, "force sera d'honorer le paiement du service de la dette extérieure afin de garantir sa crédibilité auprès des bailleurs de fonds" outre la consolidation de la position des branches d'activités où la Tunisie dispose d'avantages comparatifs à forte valeur ajoutée dont les industries mécaniques et électriques (IME) et les industries du Cuir (IC).

Source: xinhua

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