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Français>>AfriqueMise à jour 28.12.2011 10h59
Côte d'Ivoire : les militaires paradent de moins en moins dans les rues

Les soldats des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) sont de moins en moins visibles dans les rues d'Abidjan après la création d'une police militaire censée traquer les faux militaires et autres soldats indélicats, a constaté Xinhua sur place à Abidjan.

Mardi à Yopougon ou à Abobo, deux quartiers populaires d' Abidjan, les soldats d'ordinaire très en vue aux abords des grandes artères avaient littéralement disparu.

A Abobo, des agents de la gendarmerie et de la police nationale assuraient la régulation de la circulation aux deux grands ronds points sur la voie express desservant cette commune.

"Quand je suis arrivé au service ce matin, j'ai constaté qu'il n'y avait aucun élément FRCI au poste. On sait que certains devaient aller se faire encaserner à Yopougon et d'autres au camp commando d'Abobo", a expliqué un policier du commissariat de police du quartier Derrière rail, un poste de police jouxtant le centre émetteur de la Radio télédiffusion ivoirienne (RTI).

Ils se sont "volatilisés" avec les armes et tenues militaires en leur possession, croit savoir le policier.

Après avoir occupé plusieurs postes de police et de gendarmerie aux lendemains de la crise post-électorale, plusieurs combattants supplétifs des FRCI travaillaient aux côtés des policiers et gendarmes en attendant soit leur intégration dans l'arme, soit leur démobilisation et leur réinsertion sociale.

"Très écoeuré" par les affrontements de Vavoua (centre-ouest) au cours desquels des éléments "incontrôlés" ont causé la mort de six personnes, le président Alassane Ouattara a pris des "mesures immédiates" pour faire revenir l'ordre à travers notamment la création d'une police militaire.

La police militaire a pour mission "d'inspecter dans les rues, de traquer tous ces jeunes soldats qui font le rodéo dans la ville et qui se promènent en véhicules estampillés FRCI ou à moto".

Après les événements du 18 décembre à Vavoua, Alassane Ouattara avait donné "48 heures" pour que ces véhicules ou ces motos soient mis en fourrière et que cesse la parade des soldats avec kalachnikov en bandoulière dans les rues.

Le week-end de Noël, à Sikensi (sud, 70 km d'Abidjan), au moins quatre personnes ont été tuées et une quinzaine d'autres blessées dans des affrontements entre populations et soldats provoqués par un élément des FRCI.

Des exactions des éléments des FRCI sont régulièrement signalées dans plusieurs villes du pays.

La création d'une nouvelle armée républicaine et disciplinée est au coeur des défis du gouvernement d'Alassane Ouattara parvenu au pouvoir après cinq mois d'impasse politique et deux semaines de guerre à Abidjan consécutifs à la contestation de sa victoire à l' élection présidentielle de novembre dernier par le président sortant Laurent Gbagbo.

Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril et assigné à résidence dans le nord du pays avant d'être transféré devant la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye début décembre où il doit être jugé pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité".

Source: xinhua

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