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Français>>AfriqueMise à jour 01.12.2011 08h31
Tunisie: Les Constituants cherchent une entente sur la répartition du pouvoir (SYNTHESE)

Après environ un mois du démarrage des négociations pour former un nouveau gouvernement en Tunisie, une grande polémique règne encore au sein de l'Assemblée constituante comme parmi la classe politique tunisienne quant à la répartition du pouvoir entre le président de la République, le gouvernement et la Constituante.

Malgré un accord préliminaire tripartite entre les trois partis majoritaires, les travaux de l'Assemblée ont enregistré, dans les derniers jours, des divergences de vues voire même "une grande tension", avait affirmé mardi à la presse locale M. Fadhel Moussa, député du Pôle Démocratique Moderniste.

La présidence du gouvernement, les prérogatives du président de la République ainsi que le mode de vote sur les articles de la Constitution ont été au centre des différends entre les membres de l'Assemblée qui ont voté contre certaines propositions du Mouvement Ennahdha, majoritaire de la Constituante avec 89 sièges.

Certains articles de la loi proposée par le Mouvement Ennahdha concernant l'organisation des pouvoirs publics ont été refusés mardi par la majorité des membres de l'Assemblée, notamment le 5e qui concerne la majorité nécessaire pour adopter la Constitution et le 8e qui concerne les pouvoirs législatifs du Premier ministre.

Pour M. Habib Kether, député du Mouvement Ennahdha, c'est "la présidence du gouvernement et non pas la présidence de la République qui sera le centre du pouvoir exécutif". Et selon l'accord préliminaire entre les trois partis majoritaires de la Constituante, la présidence du gouvernement revient au Mouvement Ennahdha, tandis que la présidence de la République et celle de la Constituante sont distribuées au Congrès pour la République (CPR) et au Forum démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL) .

Le document de travail de la Commission chargée de l'organisation des pouvoirs publics, cité mardi par la presse tunisienne, a indiqué que la tâche des Constituants "n'est pas l'institution d'un régime présidentiel ni parlementaire mais plutôt élaborer un modèle de répartition équilibrée des pouvoirs qui serait, selon certains, proche du régime parlementaire ou d'un régime présidentiel modifié, selon d'autres".

Des divergences de vues qui ont touché même les deux alliés du Mouvement Ennahdha, à savoir le FDTL et le CPR dont certains députés ont exprimé leur désaccord avec les proposition d'Ennahdha et "semblent être sur le point de se retirer de cette coalition tripartite".

"Les membres de l'Assemblée n'ont pas validé certains textes juridiques proposés par la coalition tripartite sous prétexte de la présence de certains dépassements qui ne servent pas l'intérêt du pays durant cette période transitoire", a déclaré mardi à la presse M. Faical Jadlaoui, membre de la Commission de l'organisation des pouvoirs publics.

A l'issue des travaux en cours au sein de l'Assemblée constituante sur l'organisation provisoire des pouvoirs publics en Tunisie, les différents intervenants cherchent encore un terrain d'entente concernant certaines questions dont l'adoption d'une nouvelle Constitution par une majorité absolue et les prérogatives législatives de l'Assemblée constituante.

Source: xinhua

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