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Français>>AfriqueMise à jour 23.11.2011 11h27
Présidentielle sénégalaise : des juristes étrangers et sénégalais jugent valide la candidature contestée de Wade (SYNTHESE)

Des constitutionnalistes étrangers et sénégalais, invités par le camp présidentiel à se prononcer sur la candidature du président Abdoulaye Wade à l' élection présidentielle prévue le 26 février 2012, estiment que cette candidature recevable.

Pour ces juristes, français, américains, canadien et sénégalais, réunis en séminaire lundi à Dakar, le chef de l'Etat sénégalais, élu en 2000 et en 2007, peut bien se présenter pour une troisième fois.

"Seule l'élection de 2007 doit être prise en considération dans le décompte des renouvellements du mandat présidentiel puisque seule cette élection s'est faite sous l'empire de la Constitution du 22 janvier 2001, qui limite le nombre desdits mandats", explique Charles Zorgbibe, agrégé de droit public.

D'après ce professeur de droit à la Sorbonne, la modification constitutionnelle intervenue en 2001 ne peut pas s'appliquer au mandat du président qui est en exercice au moment de son adoption.

Jean Yves de Cara, professeur à l'université Paris Descartes, soutient pour sa part qu'aucune disposition de la Constitution ou des lois organiques ne fait obstacles à l'éligibilité du président Wade.

Les experts invoquent le principe de non rétroactivité de la loi qui, selon le Pr Michel de Guillenchmidt, "est très fort" et correspond au souci de "sécurité juridique que s'attachent à garantir les vraies démocraties".

Le séminaire de lundi est une réplique aux constitutionnalistes sollicités par l'opposition, qui ont déclaré irrecevable la candidature d'Abdoulaye Wade à la présidentielle de 2012.

Parmi eux, des constitutionnalistes rédacteurs de la Constitution de 2001 comme Mounirou Sy et Pape Demba Sy.

D'après ces constitutionnalistes sénégalais, la loi n'autorise pas une troisième candidature du président Wade, parce que l' objectif du constituant, en adoptant une nouvelle constitution, était, selon eux, la limitation du mandat du président de la République.

C'est à son arrivée au pouvoir en 2000 que le président Wade avait fait modifier la Constitution par référendum en 2001 pour porter le mandat à cinq ans renouvelable une seule fois. Il a été réélu en 2007 sous ce nouveau régime.

Les opposants et plusieurs spécialistes sénégalais du droit estiment que président Wade ne peut pas briguer un troisième mandat. Cette question pourrait être tranchée par le Conseil constitutionnel.

Source: xinhua

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