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Français>>AfriqueMise à jour 21.10.2011 11h40
La mort de Kadhafi ouvre la voie à la reconstruction et à la transition en Libye (ANALYSE)

Avec la mort du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi, la guerre civile qui fait rage en Libye depuis sept mois touche à sa fin et la "libération totale" du pays entier devrait être prochainement annoncée. Toutefois, le pays ravagé aura encore des obstacles à surmonter dans son processus de reconstruction et de transition.

Le président du comité exécutif du Conseil national de transition (NTC), Mahmoud Jibril, a confirmé jeudi que M. Kadhafi avait été tué dans une fusillade dans sa ville natale de Sirte. L' ex-dirigeant libyen se terrait depuis environ deux mois, depuis que les rebelles ont pris le contrôle de Tripoli en fin août, mais continuait d'exhorter ses partisans par des appels diffusés occasionnellement sur une chaîne de télévision syrienne.

Sa mort marque la fin définitive du règne de M. Kadhafi, qui aura duré plus de 40 ans. Désormais, le pays va devoir s'atteler à la tâche de réconcilier les factions politiques, de contenir les menaces que font peser sur la stabilité les derniers fidèles du régime de Kadhafi, et de former un gouvernement par intérim.

LE DEFI DE LA SECURITE

La mort de M. Kadhafi affectera la capacité des loyalistes de M. Kadhafi, car ils n'ont plus d'objectif politique, a déclaré jeudi à Xinhua Akrm Houssam, chercheur au Centre national pour l'étude du Moyen-Orient.

Toutefois, ils pourraient encore lancer des opérations à petite échelle pour venger la mort de leur leader, a-t-il ajouté.

"Concernant la guerre en Libye, on ne peut pas affirmer qu'elle soit totalement achevée, mais elle est sur le point de s'achever, car les partisans de Kadhafi ne vont pas abandonner maintenant", estime Sayed el-Lawendi, politologue au sein du Centre Ahram pour les études politiques et stratégiques.

Il y a une semaine, des dizaines de partisans de M. Kadhafi ont affronté à coups de feu les soldats du CNT dans la capitale. Il s' agissait des premiers affrontements entre loyalistes de Kadhafi et forces rebelles dans la capitale depuis deux mois. Par ailleurs, le CNT n'a pas totalement "éradiqué" les combattants de l'ex- dirigeant à Sirte et Bani Walid, même s'il est parvenu à s'emparer de ces deux bastions pro-Kadhafi.

Le pays devrait évoluer vers la stabilité et la sécurité malgré de possibles affrontements sporadiques, selon M. Houssam.

FORMATION D'UN GOUVERNEMENT

La mort de Kadhafi devrait accélérer la formation d'un gouvernement provisoire qui a été reporté en raison des combats à Syrte et à Bani Walid.

"La réconciliation serait un processus difficile et un gouvernement provisoire doit comprendre toutes les parties de la société", a relevé Houssam.

Il a indiqué que le CNT ne serait pas dissous immédiatement après la formation d'un gouvernement de transition, estimant que le CNT risque de perdre sa légitimité sans une transition démocratique.

"Le CNT a beaucoup de défis, dont la situation de sécurité, puisqu'il est confronté à d'éventuelles violences entreprises par les militants de Kadhafi", a averti Lawendy.

La reconstruction de la Libye, détruite par une guerre de sept mois, ne sera pas facile, a-t-il ajouté.

Selon Lawendy, il est certain que la période de transition sera marquée par une rivalité pour le pouvoir, mais les puissances occidentales aider à surmonter les obstacles.

"Le processus de transition pourrait être plus long que prévu, notamment du fait que la Libye a une spéciale nature tribale. La rivalité des tribus devrait affecter le développement politique et la révision des lois et des politiques", a indiqué Lawendy.

Le peuple libyen, qui a souffert d'une longue période d'effusion de sans et d'instabilité, devrait retrouver la stabilité et l'ordre, selon l'analyste.

Des officiels de pays européens, de la Russie et de la Ligue arabe ont réagi à la mort de Kadhafi, souhaitant voir une nouvelle page dans l'histoire libyenne.

Samir Hosni, officiel de la Ligue arabe, a déclaré à Xinhua jeudi que la mort de Kadhafi marque la fin complète de son régime de 41 ans et ouvre la voie vers la reconstruction du pays sur la base de la liberté et des droits de l'homme. Il a exhorté les tribus libyens à se réconcilier et à ouvrir une nouvelle page de l'histoire du pays.

IMPACT REGIONAL

Kadhafi était le troisième leader du monde arabe renversé par un mouvement antigouvernemental, après Zine El Abidine Ben Ali de la Tunisie et Hosni Moubarak de l'Egypte plus tôt cette année. Sa mort pourrait pousser le président yéménite Ali Abdullah Saleh à accepter la solution politique avancée par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), selon Houssam.

Jeudi, de nouveaux combats ont éclaté à Sanaa, capitale du Yémen, entre les forces gouvernementales et celles de l'opposition qui exigent la démission de Saleh après la mort de Kadhafi.

La mort de Kadhafi donne une lueur d'espoir aux manifestants du Yémen et de la Syrie pour détrôner les dirigeants de leurs pays, a analysé Lawendy.

Le nouveau développement de la situation en Libye "devait écourter la rébellion en Syrie et au Yémen" et "l'attention du monde pourrait tourne vers eux pour presser leurs leaders de démissionner et de mettre fin à la crise", a estimé Lawendy.

Pour Houssam, la situation en Syrie ne connaîtrait pas de grands changements, car le pays bénéficie encore du soutien de certains pays, que son armée est unie et qu'il n'y a pas de puissances tribales comme la Libye et le Yémen.

Jeudi, la Syrie a déclaré accueillir favorablement la visite d'une délégation ministérielle arabe, annoncée par la Ligue arabe et destinée au lancement d'un dialogue national dans le pays.

Source: xinhua

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