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Français>>AfriqueMise à jour 10.10.2011 13h09
Présidentielle camerounaise : vote dans le calme et une participation moyenne dimanche (PAPIER GENERAL)

Les électeurs camerounais ont voté dimanche dans le calme et la discipline, avec une participation moyenne en particulier dans la capitale Yaoundé, dans le cadre d'une élection présidentielle à un tour et à majorité relative, opposant 23 candidats dont le président sortant Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, un vote jugé cependant réussi par l'organisation.

« Dans l'ensemble, tout s'est bien déroulé, dans le calme et la transparence. Le système électoral camerounais a ceci de particulier qu'il implique les partis politiques à toutes les étapes.

Les représentants des partis politiques sont présents dans les bureaux de vote », a déclaré le président du conseil électoral d'Elections Cameroon (ELECAM), organisme chargé de l'organisation du scrutin, Dr. Fonkam Samuel Azu'u, joint dimanche soir par Xinhua peu après la fermeture des bureaux de vote.

Mais, dans beaucoup de bureaux de vote visités dans la capitale camerounaise lors de cette quatrième élection présidentielle depuis la restauration en 1990 du multipartisme au Cameroun interrompu dans les années 60, seuls quatre ou cinq représentants de partis politiques en moyenne étaient présents, dont naturellement le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), suivi du Social Democratic Front (SDF), principale force d'opposition.

Comme prévu par la loi, les premiers bureaux de vote ont ouvert le matin à 8 heures locales (9h GMT), pour refermer à 18h (17h GMT) . 24.591 au total sur l'ensemble du territoire national, ils devaient accueillir quelque 7,5 millions d'électeurs inscrits contre 79 pour 25.578 inscrits dans une quarantaine de représentations diplomatiques et postes consulaires du Cameroun à l'étranger.

Une fois les bureaux de vote fermés, les opérations de vote marquées pour la plupart par la présence des observateurs nationaux et internationaux, environ 9.000 de sources officielles, ont été immédiatement suivies du décompte des suffrages exprimés.

Des retards ont été observés à certains endroits, à l'exemple de Douala, la métropole économique, pour défaut de matériel électoral.

Qualifiés de « mineurs », ces incidents ont été gérer avec tact et diligence, a affirmé Fonkam Azu'u.

« Chaque fois qu'il y avait rupture de stock ou que simplement le matériel électoral manquait, on a pu rapidement rattraper », a-t-il dit. « J'étais dans le Nord-Ouest où j'ai moi-même voté.

Ensuite, j'ai visité quelques départements de la région de l'Ouest et dans le Centre. Partout où je suis passé, c'était le calme.

Les consignes étaient que ceux (électeurs) qui avaient leurs noms sur les listes électorales et qui n'avaient pas pu avoir leurs cartes d'électeur soient autorisés à voter », a insisté le président du conseil électoral.

Dans certaines régions comme les villes d'Ebolowa et de Kribi dans le Sud, la pluie a aussi constitué un écueil dans le bon déroulement du vote. Mais, la loi n'autorise pas de poursuivre les opérations au-delà de l'heure officielle de fermeture des bureaux de vote.

« Tous les électeurs qui se trouvent dans l'enceinte du bureau de vote à 18h ont la possibilité de voter. Evidemment, ceux qui arrivent après ne peuvent pas voter », a précisé Dr. Fonkam Azu'u.

Principalement, les bureaux de vote étaient installés dans des établissements scolaires et des représentations territoriales d'ELECAM, sous forte surveillance policière et parfois même militaire.

Pour la circonstance, la capitale ressemblait à une ville au repos, sans activité commerciale et avec une circulation fluide dans les principaux axes routiers, où les taxis marquaient malgré tout leur présence.

Assailli par des coups de fil des électeurs se plaignant de ne pas retrouver leurs noms sur les listes électorales affichées à partir du 26 septembre par ELECAM avec parfois des doublons ayant alimenté des soupçons de fraudes organisées au sein de l'opinion publique, un service de veille créé pour l'occasion au sein de la direction générale de cette institution à Yaoundé ne s'accordait aucun répit.

Constitué de 5 combinés, cette unité opérationnelle était animée par quatre standardistes dont un jeune homme et trois jeunes femmes.

Mais rien à voir avec les bousculades observées lors du retrait des cartes d'électeur, le vote de dimanche n'a pas enregistré une forte participation des électeurs.

Par centaines, des cartes non retirées déposées auprès des bureaux de vote sont restées sans être utilisées dans bien des cas.

Au centre de vote de l'école publique d'Essos par exemple, un quartier du Nord de Yaoundé, sur 485 électeurs inscrits, l'on dénombrait 394 de cartes d'électeur en attente de récupération dans un des bureaux de vote de cet établissement scolaire.

A 13h30 (12h30 GMT), seule une cinquantaine de votants avaient été reçus.

« Il y a plus de la moitié de cartes non retirées. C'est pour cela que ces cartes sont là », avait indiqué dans la matinée la présidente du bureau de vote de l'école du centre administratif, au centre-ville, Marie Mekongo, peu après le passage d'une délégation des experts de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) conduite, comme en janvier à Bangui en République centrafricaine (RCA), par l'ex-président burundais Pierre Buyoya.

De l'avis de cette responsable, « seuls les militaires sont autorisés à voter en dehors du lieu où ils se sont inscrits ».

Jugé plutôt intrigant, le nombre pléthorique des candidats à l'élection, un record par rapport aux 8 de 1992, aux 9 de 1997 et aux 16 de 2004, est perçu comme une des raisons du désintéressement des électeurs.

« C'est trop de candidats. Ça ne fait pas sérieux », a observé un électeur rencontré à l'école du centre administratif.

« J'éprouve le sentiment d'un citoyen qui a accompli son devoir ce grand jour. C'est un grand moment, qui interpelle tous les citoyens par rapport à choix de projet de société et il appartient à chaque citoyen de prendre ses responsabilités en se rendant aux urnes », a déclaré pour sa part Johny Razack, autre électeur interrogé dans ce centre de vote.

Peu avant le président sortant en compagnie de son épouse Chantal et son fils aîné Franck à l'école publique de Bastos, quartier résidentiel de la capitale, le Premier ministre Philemon Yang, initialement annoncé à l'école du centre administratif, s'est au demeurant réjoui que « c'est un signe que la démocratie camerounaise marche très bien ».

« Je suis confiant, je sais que tout va bien se passer », a ajouté le directeur de campagne national de Paul Biya. En ce qui le concerne, le dirigeant camerounais, grand favori des sondages, a félicité dans une déclaration à la presse après son vote à midi le peuple camerounais pour « la bonne tenue dont ( il) a fait preuve durant la campagne ».

A propos d'ELECAM, il a plaidé à l'indulgence vis-à-vis des imperfections éventuelles.

« C'est un organisme jeune, mais il a beaucoup fait. Il a fait une action positive », a-t-il souligné.

Ce n'est pas l'avis de son rival Ni John Fru Ndi, « Chairman » du SDF, qui, au terme de vote à Bamenda, son fief du Nord-Ouest, a décrié des couacs dans l'organisation imputables à ELECAM.

Parmi les faits présumés cités, l'encre jugée non indélébile et des votes multiples par des mêmes personnes.

L'opposant en a appelé à la vigilance des électeurs, les exhortant à défendre leur vote sans avoir peur face à l'intimidation.

A l'école publique d'Efoulan, autre quartier de Yaoundé, en l'absence de l'électricité, le dépouillement des bulletins a été effectué à l'aide de bougies, de lampes rechargeables et de lampes- tempêtes.

La loi proscrit la publication des tendances provisoires du scrutin et réserve la proclamation des résultats définitifs à la compétence exclusive de la Cour suprême de justice agissant en lieu et place du Conseil constitutionnel non encore mis en place.

Source: xinhua

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