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Français>>AfriqueMise à jour 29.09.2011 13h41
Présidentielle camerounaise : bousculades et confusion autour du retrait des cartes d'électeur

Le retrait des cartes d'électeur, lancé officiellement lundi en vue de la présidentielle du 9 octobre au Cameroun, provoque des bousculades et la confusion dans les antennes communales d'Elections Cameroon (ELECAM), organisme chargé pour la première fois de l'organisation d'une élection dans ce pays d'Afrique centrale depuis sa création en 2006.

D'après les statistiques publiées par ELECAM ne prenant pas en compte le décompte des Camerounais de l'étranger autorisés à voter pour la première fois suite à une loi votée par l'Assemblée nationale (Parlement) en juillet, quelque 7,5 millions d'électeurs inscrits seront appelés aux urnes dans une dizaine de jours pour élire leur futur président pour les 7 prochaines années.

A Yaoundé, les premiers jours de distribution des cartes d'électeur enregistrent globalement un vif engouement qui, cependant, débouche parfois sur des scènes d'agitation. "Je suis fier de venir retirer ma carte. Mais depuis 07h00 que nous sommes là, on ne parvient pas à récupérer la carte", a avancé en colère à Xinhua Flaubert Sélabi, futur votant déclaré.

Avec entre ses mains un récépissé d'inscription datant du 12 décembre 2010, cet usager se bousculait parmi d'autres au milieu d'une foule surexcitée mardi soir à l'antenne communale d'ELECAM de l'arrondissement de Yaoundé VI, dans la zone abritant le secrétariat d'Etat à la gendarmerie nationale et l'état-major de cette force de l'armée camerounaise.

"Ça, c'est une manière de décourager les gens pour voter. Tu viens t'inscrire, tu souffres. Récupérer ta carte, tu souffres également. L'organisation est mauvaise", a-t-il poursuivi. Contrairement aux inscrits dont les noms débutent par la lettre A, il n'a pas son nom sur les listes électorales provisoires affichées sur les murs de l'antenne d'ELECAM où se découvrent toutefois des doublons.

Malgré son énervement, Sélabi n'en est pas inquiet outre mesure pour l'obtention de sa carte. Il s'agit simplement d'un affichage partiel dû aux problèmes d'espace. Dans la même situation, d'autres inscrits se réjouissaient quant à eux de retirer leur carte sans heurts. "Moi, j'ai toujours cette possibilité-là d'avoir ma carte à temps, parce que je m'inscris toujours aussi à temps. Je me suis inscris entre les mois de mars et d'avril 2010", a affirmé Alain Mani, enseignant.

"Je suis un peu à moitié fier, ma joie n'est pas complète. Parce que je souhaitais que ma carte soit informatisée, comme ELECAM l'a dit. Maintenant, je viens de retirer une carte en carton. Ça ne me plaît", a observé pour sa part Eugène Nguetsop, disant vouloir voter "pour le changement. On en a marre. On ne veut plus souffrir dans notre propre pays".

"Le distribution effective des cartes électorales débute le mardi 27 septembre 2010. Bien vouloir vous munir de votre carte nationale d'identité", soulignait une note administrative sur le bâtiment. En visite, le délégué régional d'ELECAM pour le Centre, Louis Martin Ngono, en a appelé au calme et à la discipline.

"J'appelle les Camerounais au calme et au civisme. Il n'y pas le feu dans la maison. Les cartes d'électeur sont disponibles. Les antennes communales d'ELECAM sont ouvertes jusqu'à tard dans la nuit. J'ai demandé même qu'ils aillent jusqu'à minuit, si c'est nécessaire, pour que chacun Camerounais qui s'est inscrit puisse obtenir sa carte d'électeur", a déclaré le responsable à Xinhua.

"Nous avons encore, a-t-il ajouté, 11 jours pour distribuer les cartes d'électeur. J'ai dit à mes équipes qu'il est hors de question de déposer les cartes dans les bureaux de vote, alors que la loi nous l'autorise. Nous souhaiterions vivement que le maximum de cartes soit distribué dans les 11 jours avant le jour du scrutin. Et nous avons demandé à chaque chef d'antenne d'imaginer tous les procédés pour accélérer le processus et c'est ce qui est en train d'être fait".

Selon lui, la région enregistre 1.200.509 électeurs inscrits parmi lesquels près de 600.000 à Yaoundé, la capitale du pays. 23 candidats sont en lice pour la présidence, dont le président sortant Paul Biya, au pouvoir depuis 1982. La campagne électorale lancée samedi est plutôt plus animée à l'intérieur du pays.

Source: xinhua

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