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Français>>AfriqueMise à jour 16.09.2011 15h02
Cameroun: "la lutte contre la corruption va se poursuivre en s'intensifiant" (chef de l'Etat)

Dans une présentation de son programme d'action en tant que candidat à la présidentielle du 9 octobre, le président Paul Biya a promis jeudi à Yaoundé à l'ouverture du troisième congrès ordinaire de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), la poursuite et l'intensification de la lutte contre la corruption dans le pays.

"La lutte contre la corruption va se poursuivre, en s'intensifiant, sans complaisance, sans discrimination, indépendamment du statut social ou de l'appartenance politique. Personne ne pourra se considérer au-dessus des lois", a déclaré le chef de l'Etat et président national du RDPC, en présence de quelque 1 200 délégués du parti et environ 800 invités, selon les estimations officielles.

Au pouvoir depuis 1982 suite à la démission du premier président du Cameroun indépendant Ahmadou Ahidjo, Paul Biya, élu pour la première fois en 1992 pour 5 ans lors d'une élection multipartite et réélu en 1997, brigue un deuxième mandat consécutif de 7 ans, après celui obtenu en 2004.

Visiblement un des axes centraux de son futur mandat en cas de réélection, la lutte contre la corruption évoquée a déjà conduit en prison au cours des dernières années de nombreuses personnalités gouvernementales et de dirigeants d'entreprises étatiques, suite notamment à des accusations de détournements de deniers publics.

C'est le cas par exemple des anciens ministres Mouchipou Seïdou (premier sur la liste en 1999), Alphonse Siyam Siwé (par ailleurs ex-directeur général du Port autonome de Douala), Urbain Olanguena Awono, Polycarpe Abah Abah, Jean-Marie Atangana Mebara (par ailleurs ex-secrétaire général de la présidence de la République), les trois derniers étant en attente de jugement.

Dans le lot, se retrouvent également les ex-directeurs généraux de sociétés d'Etat Pierre Désiré Engo, Gilles-Roger Belinga (auteur d'un livre intitulé "Paul Biya: l'homme qui a changé le Cameroun"), Paul Ngamo Hamani, Yves-Michel Fotso, ou encore l'ex-délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbain de Douala Edouard Etonde Ekotto.

Pour les ministres, directeurs généraux et députés actuellement en fonction, Paul Biya recommandé dans son nouveau "projet d'émergence" pour la société camerounaise déclinée dans son discours-programme de "montrer l'exemple" en matière précisément de protection de la fortune publique, de lutte contre la corruption et de sauvegarde de l'intérêt national.

Source: xinhua

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