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Français>>AfriqueMise à jour 14.09.2011 08h42
ENTREPRENARIAT CHINE-AFRIQUE Cameroun : desserte en eau potable, un projet exemplaire

Une entreprise chinoise, la CGC Overseas Construction Group Co. Ltd (CGCOC) et Cameroon Water Utilities (Camwater) ont signé lundi à Douala un contrat qui aura pour but l'amélioration de la desserte en eau potable dans 10 villes au Cameroun.

Le projet vise à atteindre, à moyen terme, un taux de desserte en eau potable de 90% dans les 10 principales villes : Sangmelima, Garoua-Boulai, Garoua, Bafoussam, Yabassi, Dschang, Kribi, Maroua, Bamenda et Mbalmayo.

Le montant total du projet s'élève à environ 578.2 millions de dollars américains. Le projet aura totalement recours aux techniques, normes, équipements électriques et électromécaniques et produits chinois.

Les deux parties vont travailler ensemble pour trouver un financement pour le projet. Camwater a l'obligation d'assurer la prise en compte dans le budget des exercices 2012, 2013 et 2014.

"Nous allons accroitre la production dans ces différentes villes pour permettre aux populations d'avoir accès à l'eau potable. Le taux de desserte actuel est seulement de 40%", a expliqué à Xinhua M. Basile Atangana Kouna, directeur général de Camwater.

A titre d'exemple, pour la ville de Sangmelima dans le sud du pays, une station de traitement d'eau de 7000 m3 par jour sera construite en amont du fleuve Lobo. Pour Garoua dans le nord, des installations existantes seront réhabilitées et agrandies, pour une capacité de production de 25 000 m3/j.

Aux alentours de Yaoundé, il est prévu de construire une unité de traitement de 220 000 m3/j sur l'emplacement réservé de la station d'Akomnyada. La capacité de production d'eau de la ville de Yaoundé sera ainsi portée à près de 400 000 m3 par jour en prenant en compte des travaux en cours (station de la Mefou et extension de la capacité de production de la station actuelle).

A Kribi, où les travaux de construction d'un port en eau profonde ont démarré, la capacité générale de conception du projet de l'alimention en eau potable est de 15 000 m3, et de 7 000 m3/j pendant la première phase de construction. Le projet couvre également les conduites de transfert à poser et la densification du réseau de distribution.

Dans l'ouest, il y aura une nouvelle station de traitement d'eau de capacité de 10 000 m3/j pour alimenter la ville de Bafussam et les villes environnantes. Au nord-ouest, la ville de Bamenda aura une nouvelle station de traitement avec comme capacité 10 000 m3/j. Les deux réseaux, respectivement dans la zone haute et la zone basse, seront également réhabilités et étendus.

Parlant de la volonté de désigner la CGCOC comme entrepreneur unique chargé de la conception, des études et de l'exécution du projet, le directeur général de Camwater a fait remarqué que "la société en question faisait un excellent travail".

"Vous avez visité l'usine d'Ayatto, c'est une très belle usine qui a permis d'accroitre la production en eau à Douala. Pour nous c'est une société qui travaille bien", a-t-il souligné, référant au projet d'alimentation en eau potable à Douala, la métropole économique du Cameroun.

Avec environs 100 millions de dollars US, soit 50 milliards de Fcfa, financé par Eximbank de Chine, CGCOC a réalisé le projet d'alimentation d'eau à Douala en partenariat avec Camwater en deux phases.

Les travaux de la première phase ont été lancés en septembre 2009. Une station de production d'une capacité de 50 000 m3 par jour a été construite à Ayatto sur le fleuve Moungo, des forages urbains ainsi que la réhabilitation des stations de production de Japoma et de Massoumbou ont été accomplis.

La deuxième phase, en cours de réalisation, envisage une extension de l'usine du Moungo à une capacité de 150 000 m3 et la construciton de plusieurs réservoirs de stockage et des châteaux d'eau ainsi que la pose de canalisations de transport appropirées.

"Deux phases terminées, sera comblé le gap de 250 000 m3 par jour en eau potable à Douala", selon le directeur de CGCOC-Cameroun, M. Xiao Xinsheng.

"On dit souvent que 'l'eau, c'est la vie'. Que vous preniez l'ensemble des villes camerounaises, la situation est caractérisée par un déficit de production en eau potable. L'offre en eau est réduite à sa plus simple expression et la demande est très forte. Voici un besoin imminent des projets d'alimentation d'eau, et ce genre de projet est un des domaines où CGCOC est fort en expérience", a expliqué M. Xiao à Xinhua.

"En même temps, les autorités camerounaises ont mis l'accent sur le développement des infrastructures qui touchent au bien-être du peuple. Aussi, les autorités chinoises, dans le cadre de la coopération avec les pays africans, privilègent le soutien aux investissements dans des secteurs essentiels au bien-être des populations locales. Voici un contexte propice à lancer des projets d'eau potable. Tout ceci nous emmène à cibler ce secteur dès le début de notre présence au Cameroun", a-t-il conclu.

Source: xinhua

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