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Français>>AfriqueMise à jour 06.07.2011 14h05
Ouverture en Ouganda du premier jugement international pour crimes de guerre en Afrique

Le premier tribunal international pour crimes de guerre en Afrique, qui doit compléter le rôle de la Cour pénale internationale (CPI) basée à La Haye, débutera son travail la semaine prochaine en Ouganda en jugeant un commandant rebelle célèbre impliqué dans le massacre de dizaines de milliers de personnes dans le nord de l'Ouganda.

Le porte-parole de la justice ougandaise Erias Kisawuzi a déclaré mardi à Xinhua que cette cour, créé à l'origine comme division sur les crimes de guerre de la Haute Cour d'Ouganda, avait été promu au rang de Tribunal international sur les crimes de guerre.

Ce changement de statut fait suite à l'adoption par l'Ouganda des Statuts de Rome qui ont créé la CPI, a-t-il dit. Cela signifie que les affaires de la CPI peuvent être déférées devant cette cour.

Le cour a l'autorité pour juger des crimes allant du génocide aux crimes contre l'humanité en passant par le terrorisme, le trafic d'êtres humains, la piraterie et d'autres crimes internationaux.

Contrairement à d'autres cours et tribunaux d'Afrique, comme le Tribunal pénal international sur le Rwanda, celui-ci peut juger des affaires diverses et d'autres pays pourront décider de soumettre des affaires à cette cour.

La formation de ce tribunal survient dans le contexte d'une controverse croissante sur l'activité de la CPI, accusée de partialité.

Les dirigeants africains ont déclaré lors d'un Sommet de l' Union africaine récemment achevé en Guinée équatoriale qu'ils ne soutenaient pas l'impunité, mais que la CPI continuait de s'en prendre à des Africains en ignorant les atrocités commises ailleurs dans le monde comme en Irak, à Gaza ou en Afghanistan par exemple.

Ils ont appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à soumettre des inculpations de certains dirigeants africains par la CPI à d'autres tribunaux pour permettre aux pays dans lesquels ces crimes auraient été commis de juger eux-mêmes ces affaires.

Ils ont fait voeu de ne pas coopérer avec la CPI dans l' exécution des mandats d'arrêt contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Le dirigeant soudanais Omar al-Béchir et six responsables gouvernementaux kenyans figurent également parmi les personnes recherchées par la CPI.

Alors que la CPI est accusée d'être guidée par des mobiles politiques, la situation de ce tribunal ougandais est différente, et il est basé sur le principe de l'arbitrage, a déclaré M. Kisawuzi.

Source: xinhua

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