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Français>>AfriqueMise à jour 16.05.2011 08h52
Un responsable algérien appelle à la révision de la charte de la Ligue arabe

Le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN, l'un des trois partis politiques de l'Alliance présidentielle au pouvoir), Abdelaziz Belkhadem a souligné samedi à Alger la nécessité de "réviser" la charte et les mécanismes d'action de la Ligue arabe afin de lui permettre d'assumer pleinement ses missions.

Lors d'une conférence organisée par le parti sur "Les nouveaux impacts géopolitiques sur les régimes arabes", M. Belkhadem a estimé nécessaire "la révision de la charte et des mécanismes d'action de la Ligue tout en veillant au respect des engagements pris par les pays lors de ses réunions".

Abdelaziz Belkhadem est également ministre d'Etat, Représentant personnel du président de la République.

La Ligue arabe "n'est plus la tribune des Arabes car plusieurs dirigeants arabes ne détiennent plus le pouvoir de décision", a-t-il affirmé.

A cet égard, M. Belkhadem a évoqué la dernière réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui a examiné la demande de la Jordanie d'adhérer au conseil, soulignant que celle-ci n'était pas "un fait nouveau". Ce pays avait formulé cette demande depuis plusieurs années déjà, mais "la nouveauté réside dans le timing". "Pourquoi maintenant?", s'est-il interrogé à ce sujet.

Parlant de la situation en Libye, M. Belkhadem a estimé impératif de "laisser les Libyens décider du maintien ou du départ du (colonel) El Gueddafi sans recours aux étrangers ou dilapidation des potentialités du pays".

L'existence de représentations diplomatiques à Benghazi est "une consécration de la division, chose que nous ne voulons pas", a-t-il ajouté.

Evoquant "la distribution des armes au nom du peuple armé d'une part, et au nom des rebelles d'autres part" en Libye, M. Belkhadem a affirmé que la circulation des armes dans cet espace exige de "la vigilance".

Concernant la situation dans le monde arabe, il a rappelé que l'Algérie a "devancé" les autres pays par son expérience démocratique qui a suivi les évènements du 5 octobre 1988.

"Certains milieux médiatiques encouragés par d'autres milieux" veulent que ces évènements se propagent dans d'autres pays arabes, a-t-il affirmé, avant d'indiquer : "L'Algérie n'est pas une dictature. Elle a traversé une épreuve et est parvenue à la surmonter".

Il a ajouté que les événements du 5 octobre 1988 ont "donné lieu à des réformes qui ont permis à l'Algérie de passer du parti unique au pluralisme et de l'économie dirigée à l'économie de marché sans se prononcer sur le succès ou l'échec de l'expérience".

Il a estimé par ailleurs que les évènements survenus début janvier 2011 sont des "mouvements revendicatifs", soulignant la nécessité de "dynamiser les mécanismes d'équité dans le partage des richesses et l'obtention d'emplois avec davantage de transparence dans la répartition des logements et la gestion des fonds publics".

Source: xinhua

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