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Français>>AfriqueMise à jour 11.05.2011 08h33
Côte d'Ivoire : les organisations des droits de l'Homme "indignées" par les découvertes de fosses communes

Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme en Côte d'Ivoire crient indignation suite aux découvertes successives de plusieurs cadavres enfouis dans des fosses communes à Yopougon (quartier pro-Gbagbo d'Abidjan).

Pour le président du Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH), Drissa Traoré, son organisation est non seulement "indignée" mais aussi "dégoûtée" par de nombreux corps ensevelis sommairement.

"Nous sommes offusqués par toutes ces découvertes macabres et nous demandons que la lumière soit faite", s'est exclamé mardi Traoré au cours d'un entretien.

Celui-ci s'est dit inquiet de nombreux cas de disparition de personnes au cours de la crise post électorale.

"Il y a eu beaucoup de personnes disparues à Yopougon, à Abobo (quartier pro-Ouattara d'Abidjan) et à Duékoué (ouest, 500 kms d'Abidjan). Aucun d'eux n'a encore été retrouvé et nous craignons qu'ils aient été tués", a-t-il évoqué.

Pour Drissa Traoré, la réconciliation prônée par le gouvernement Ouattara ne doit pas se faire sans justice.

"Ce sont des actes graves. Il faut que des enquêtes soient menées et que les auteurs soient retrouvés et punis", a-t-il estimé.

La ligue ivoirienne des droits de l'Homme (LIDHO) a également dénoncé les actes de "barbarie" perpétrés sur des citoyens et a fait état de la nécessité d'une enquête pour situer les responsabilités et sanctionner les coupables.

La Côte d'Ivoire tente de retourner à la normalité après les violences meurtrières qui ont précédé et suivi l'arrestation du président sortant ivoirien Laurent Gbagbo.

L'ONU a révélé lundi la découverte de 68 corps dans un charnier à Yopougon, bastion des milices pro-Gbagbo.

Pour les enquêteurs de l'ONU qui continuent d'interroger les témoins et les familles, "on pense que les tueries ont été commises le 12 avril par les miliciens pro-Gbagbo."

Bien avant, des habitants avaient découverts plusieurs charniers à Yopougon après les intenses combats pour la libération du quartier qui avaient opposé les forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, forces pro-Ouattara) aux miliciens pro-Gbagbo.

D'autres charniers avaient été au préalable découverts à Abobo, quartier pro-Ouattara où la première bataille d'Abidjan a débuté, et à Duékoué, dans l'ouest du pays où les deux forces antagonistes (pro-Ouattara et pro-Gbagbo) sont mises en cause.

Le porte-parole du ministre de la Défense du gouvernement Ouattara, le capitaine Léon Alla, avait également accusé les mercenaires pro-Gbagbo de massacres sur les populations civiles à Yopougon.

Dans un communiqué publié lundi, le capitaine Alla a fait une autre révélation stipulant que les mercenaires et miliciens pro-Gbagbo fuyant Abidjan les 5 et 6 mai ont tué quelque 120 civils le long du tronçon menant dans le sud-ouest du pays.

La crise post électorale ivoirienne a fait au moins 3.000 morts et plus d'un million de déplacés en cinq mois, selon les autorités ivoiriennes.



Source: xinhua

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