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Français>>AfriqueMise à jour 20.04.2011 10h33
Moubarak responsable de la mort de manifestants, selon commission d'enquête égyptienne

Le rapport de la commission d'enquête égyptienne attribue à Hosni Moubarak la responsabilité ultime de la mort de manifestants lors du soulèvement du 25 janvier qui visait à contraindre à la démission le régime d'alors, a rapporté mardi le site Web d'information local Al Shorouk.

La commission d'enquête, formée par le cabinet d'Ahmed Shafiq et comprenant un panel de juges, a présenté son rapport définitif au ministère de la Justice, concluant que 846 civils avaient été tués et plus de 6 400 personnes blessées lors de ces 18 jours de manifestations massives dans tout le pays.

Le secrétaire général de la commission, Omar Marawan, a déclaré lors d'une conférence de presse suivant la publication de ce rapport que 26 policiers avaient été tués, 149 prisonniers avaient trouvé la mort et 263 personnes avaient été blessées durant ces troubles.

Selon ce rapport, les forces de sécurité ont fait un recours excessif à la force et aux tirs à balle réelle contre les manifestations pacifiques contre Moubarak, et des véhicules ont renversé et tué intentionnellement des civils.

Le rapport ajoute que des tireurs d'une unité de lutte anti- terrorisme appartenant aux services de sécurité démantelés ont été positionnés sur des toits de bâtiments pour tirer sur les gens.

"La fusillade a duré plusieurs jours et M. Moubarak n'a pas ordonné l'arrêt des tirs à balle réelle, ce qui confirme son implication et sa responsabilité", a dit M. Marwan.

Le rapport indique que les tirs visaient la tête et la poitrine, ajoutant que les hôpitaux avaient signalé un grand nombre de blessures par balle au niveau des yeux.

"Des balles perdues ont tué de nombreux civils qui regardaient les manifestations depuis les fenêtres de leurs maisons", a dit M. Marawan.

M. Moubarak a été placé en garde à vue pendant 15 jours le 13 avril suite à des accusations sur l'utilisation de la violence contre les manifestants lors du soulèvement, tandis que l'ex- ministre de l'Intérieur de l'ancien régime, M. el-Adly, est actuellement en procès pour ces tirs.

Le rapport a révélé que les personnes impliquées dans le " combat de chameaux" qui a semé la panique chez les manifestants le 2 février, étaient des agents de police en civil et d'autres membres du Parti démocratique national (NDP), aujourd'hui dissous.

Un rapport final de la haute cour administrative a décidé samedi de dissoudre le NDP qui était dirigé depuis 30 ans par l'ex- président.

Les fils de M. Moubarak, Alaa et Gamal, ont été interpelés pour détournement de fonds publics pour leur propre compte et pour avoir perçu des commissions en facilitant des transactions illicites dans le cadre de partenariats étrangers.

M. Moubarak a été contraint de démissionner le 11 février et a déménagé avec sa famille vers la station balnéaire de Charm el Cheikh sur la mer Rouge. Il a été hospitalisé à l'hôpital international de Charm el-Cheikh suite à des problèmes cardiaques et a été interrogé sur place par le Parquet avant d'être transféré dans un hôpital militaire.

Source: xinhua

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