Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>AfriqueMise à jour 19.04.2011 08h32
Algérie: baisse de 46% à 20% de taux de chômage des jeunes en dix ans (PAPIER GENERAL)

En dix ans, le taux de chômage des jeunes a baissé en Algérie de 46% à 20%, contre 30% à 10% pour le taux de chômage général de la population active, a affirmé à Xinhua à Yaoundé le directeur général de l'emploi au ministère algérien du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Fodil Zaïdi, en marge d'une réunion de l'Union africaine (UA) sur l' emploi.

"Dans les années 2000, on était pratiquement à 46% de taux de chômage chez les jeunes. Il n'est plus que de 20% maintenant. Donc, la baisse la plus spectaculaire de réduction du taux de chômage, c' est chez les jeunes", a-t-il dit, après avoir expliqué qu'en Algérie, la situation de l'emploi a commencé à s'améliorer depuis 2001.

"Il faut dire qu'à la fin des années 90, le chômage a culminé pratiquement à 30% de la population active et à partir de l'année 2001, il a amorcé une courbe descendante. Il y a tendance baissière qu'on enregistre d'année en année. Il est passé de 30% en 2000 à 10% en 2010, d'après la dernière enquête qui a été faite par l'Office national des statistiques", a-t-il encore précisé.

A l'en croire, cette baisse du chômage est due à la masse importante d'emplois créée grâce aux différents programmes de développement initiés par le président Abdelaziz Bouteflika. "Le premier programme 2001-2004 a permis de corriger certaines insuffisances et de préparer les conditions de la mise en oeuvre du premier plan quinquennal 2005-2009".

Celui-ci a aidé à rattraper les retards en matière d' infrastructures : routes,bâtiments, aéroports, ports, infrastructures, des secteurs à fort potentiel d'emplois. A côté de ces emplois créés grâce à la croissance de l'investissement, il est en outre fait état d'emplois générés par différents dispositifs publics de promotion de l'emploi.

"En Algérie, il y a deux mécanismes de promotion de l'emploi, notamment au niveau de la catégorie des jeunes qui constitue une grosse partie de la population nationale et qui, par voie de conséquence, constitue également une bonne partie de la population active et des demandeurs d'emplois", a indiqué le directeur général de l'emploi.

L'un de ces mécanismes porte sur l'appui à la promotion de la micro-entreprise qui vise justement à inculquer à ces jeunes l' esprit d'entreprise, la faculté de se prendre en charge et de créer l'entreprise, à travers un dispositif destiné aux jeunes et un autre dispositif destiné aux moins jeunes.

Mis en oeuvre par l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes, le dispositif destiné aux jeunes "permet un investissement jusqu'à hauteur d'un milliard de dinars et est financé en partie par un concours bancaire, en partie par un prêt à taux zéro accordé par le trésor public et une infime partie par un apport personnel du jeune promoteur pour qu'il prenne un risque ".

Un deuxième dispositif similaire consiste à appuyer et à soutenir la création d'activités par les chômeurs, des gens qui ont perdu leur emploi. Il est financé en partie par un concours bancaire à taux bonifié et la bonification du taux d'intérêt est prise en charge par l'Etat. "Dans les deux dispositifs, il y a un prêt à taux zéro mais qui est consenti cette fois-ci par la Caisse d'assurance au chômage, auquel vient s'ajouter l'apport personnel du créateur d'emploi", soutient M. Zaïdi.

Selon lui, ce système a permis de créer un nombre important de micro-entreprises, avec une moyenne de création de trois emplois par micro-entreprise. "Il y a mal d'emplois permanents qui ont été créés dans ce cadre. A côte de ce dispositif d'appui et de soutien à la création de micro-entreprises, nous avons un autre dispositif qui, lui, favorise l'emploi salarié pour les jeunes primo- demandeurs d'emplois", a relevé le directeur général de l' emploi.

"Il faut dire qu'en Algérie, a-t-il mentionné, le chômage est beaucoup plus le chômage d'insertion. 70% pratiquement des chômeurs, ce sont des primo-demandeurs, des jeunes qui n'ont pas encore eu accès au marché de l'emploi". Sinon, une masse importante de jeunes Algériens diplômés de l'université sont confrontés à des difficultés d'insertion socioprofessionnelle.

"C'est parce que, s'est défendu M. Zaïdi, les employeurs demandent des gens expérimentés et au sortir de l'université, on n' a pas l'expérience. Pour compenser ce manque d'expérience, l'Etat prend en charge les salaires des jeunes qu'on insère. On encourage l'employeur à recruter des jeunes avec une prise en charge totale des frais salariaux de ces jeunes, pendant une année qu'on peut renouveler dans le secteur économique et pendant trois ans qu'on peut renouveler également dans le secteur de l'administration".

Il a aussi cité le contrat de travail aidé, qui vise à encourager l'employeur à établir avec le jeune un contrat de travail durable à durée indéterminée, avec une prise en charge pendant trois ans par l'Etat d'une partie du salaire du jeune employé. Ce dispositif s'adresse à tout le monde, y compris aux jeunes diplômés de l'enseignement supérieur, ceux nantis d'une simple formation professionnelle et ceux sortis du cycle secondaire de l'Education nationale sans qualifications.

Un dernier contrat d'emploi et d'insertion s'adresse enfin aux jeunes sans aucune de formation. De plus, "il y a des incitations fiscales et parafiscales aussi, des abattements des charges sociales qui sont consentis au profit des entreprises qui recrutent. Il y a également une incitation à la formation.L'Etat prend en charge dans le cadre du contrat de formation 60% des frais de formation pendant une durée de 6 mois", a par ailleurs informé Fodil Zaïdi.

Une prime à la recherche de formations est également offerte pour les jeunes qui arrivent à trouver eux-mêmes une formation. " Parallèlement à ça, nous avons mis en place à partir de 2007 un vaste de réhabilitation et de mise à niveau de l'Agence nationale de l'emploi ; on a pu la doter en moyens matériels et humains, et on a étendu le réseau aux structures locales de l'agence, ce qui lui a permis de capter un maximum de demandes d'emplois, d'offres d'emploi, donc d'assurer un plus grand nombre de placements", a dit le directeur général de l'emploi.

Avec le deuxième plan quinquennal 2010-2014, l'objectif a été fixé de créer 3 millions d'emplois et faire baisser le taux de chômage en-dessous de 9%.
Par Raphaël MVOGO

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Commémoration du premier anniversaire du séisme de Yushu
BRIC : la conférence annuelle du mécanisme de coopération des banques et le forum de la finance ont eu lieu à Sanya
Bo'ao fait entendre la voix d'Asie au monde
Les occidentaux devraient en apprendre davantage sur la Chine
Le sommet du BRICS, un rendez-vous faisant époque (partie I)
La crise nucléaire au Japon et l'avenir de l'énergie nucléaire
La guerre en Libye est devenue une « patate chaude » pour l'Occident