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Français>>AfriqueMise à jour 05.04.2011 11h20
Côte d'Ivoire : des pays s'engagent à protéger leurs ressortissants (PAPIER GENERAL)

Plusieurs pays continuent à suivre de près la situation en Côte d'Ivoire afin de pouvoir assurer la sécurité de leurs ressortissants, même si l'intensité des combats a baissé d'un cran dimanche entre les forces du président sortant Laurent Gbagbo et celles du président élu Alassane Ouattara, dont la légitimité est reconnue par la communauté internationale.

Le président français Nicolas Sarkozy a décidé dimanche de rassembler immédiatement les ressortissants français à Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire, dans le cadre des préparatifs en vue de leur éventuelle évacuation par les forces françaises.

Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a promis de ne pas exposer de Français "comme otages ou comme victimes indirectes d'un affrontement" entre les deux forces.

M. Sarkozy a téléphoné au secrétaire général Ban Ki-moon pour discuter de l'application totale de la résolution onusienne 1975, qui a donné un mandat de protection des civils à l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et aux troupes françaises qui en font partie.

La Côte d'Ivoire a été plongée dans la tourmente suite au refus de M. Gbagbo d'accepter sa défaite face à son adversaire, l'ancien Premier ministre M. Ouattara, à l'issue du second tour des élections présidentielles du 28 novembre 2010.

Selon le ministre Longuet, environ 12 000 ressortissants français sont placés sous la protection des forces françaises stationnées à Port-Bouët, près de l'aéroport intermational d'Abidjan. Les soldats français, en coordination avec l'ONUCI, ont pris le contrôle de l'aéroport, où ont trouvé refuge quelque 1 600 Français et ressortissants d'autres nationalités.

Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major de l'armée française, a déclaré dimanche que la France allait envoyer deux compagnies supplémentaires, ce qui porterait les effectifs des forces françaises de l'opération Licorne à 1 400 hommes.

Outre la France, certains autres pays suivent eux aussi de très près la situation dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

La Chine a exprimé ses préoccupations quant à l'actuelle situation sécuritaire en Côte d'Ivoire, et a appelé toutes les parties concernées dans le pays à agir conformément à la récente résolution de l'ONU.

Mercredi dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé à l'unanimité une résolution, demandant l'arrêt des violences contre les civils en Côte d'Ivoire, et prévoyant des sanctions contre M. Gbagbo, son épouse, ainsi que trois de ses associés.

D'après le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, la Chine préconise, comme elle l'a toujours fait, un règlement pacifique à la crise post-électorale en Côte d'Ivoire, et exhorte le pays à prendre des mesures concrètes pour protéger sa population civile et les ressortissants étrangers.

En raison de la crise dans le pays, le nombre de Chinois en Côte d'Ivoire est passé de 1 300 à 600. L'ambassade de Chine à Abidjan a affirmé qu'elle continuerait à fournir l'assistance aux ressortissants chinois.

Pour sa part, l'ambassade de Corée du Sud en Côte d'Ivoire révise actuellement son plan d'évacuation d'urgence des 115 ressortissants sud-coréens présents dans le pays, a déclaré vendredi le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.

De surcroît, après avoir été la cible d'attaques, l'ONUCI a confirmé dimanche avoir temporairement évacué une partie de son personnel vers la ville de Bouaké dans le nord du pays.

Les combats se sont poursuivis dimanche autour des derniers bastions de M. Gbagbo, avec moins d'intensité cependant que lors des affrontements de vendredi.

Les forces de M. Ouattara, qui étaient déterminées à prendre rapidement le contrôle de la capitale suite à leur offensive éclair à travers le pays, se sont heurtées à de fortes résistances à Abidjan, notamment sur les sites du Palais présidentiel, des bases militaires et de la radio-télévision nationale (RTI). Le conflit a fait jusqu'ici au moins 800 morts à Abidjan.

Source: xinhua

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