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Français>>AfriqueMise à jour 04.04.2011 12h02
Escalade de la tension en Côte d'Ivoire en dépit de la résolution onusienne appelant au cessez-le-feu (SYNTHESE)

Les tensions ont grimpé ces derniers jours en Côte d'Ivoire en dépit d'une résolution des Nations Unies demandant un terme à la violence contre les civils et imposant des sanctions contre le président sortant Laurent Gbagbo.

Les détonations et les tirs à l'arme automatique ont été entendus samedi à la mi-journée à Abidjan en provenance du Plateau où les forces d'Alassane Ouattara et celles de Laurent Gbagbo s'affrontent autour du palais présidentiel.

Les forces de M. Ouattara qui ont lancé lundi une offensive victorieuse sur la quasi-totalité du pays sont entrées à Abidjan jeudi et s'attaquent aux derniers bastions du président sortant Laurent Gbagbo, notamment la radio télévision ivoirienne (RTI, publique), le camp de gendarmerie d'Agban, la résidence officielle de Laurent Gbagbo et le palais présidentiel.

Les forces fidèles au président sortant affirment avoir repoussé toutes les attaques des forces pro-Ouattara.

La RTI, dont les émissions ont été temporairement coupées, a recommencé à émettre sous la haute surveillance des forces de M. Gbagbo dont des proches affirment qu'il se trouve dans sa résidence officielle avec sa famille et qu'il n'a pas l'intention d'abdiquer.

Un porte-parole de M. Gbagbo a fait sa première apparition à la télévision d'Etat samedi, appelant les troupes fidèles à M. Gbagbo à résister à l'offensive militaire à Abidjan.

Malgré le blitz des Forces républicaines depuis lundi, certains observateurs estiment que M. Gbagbo jouit toujours du soutien de milliers de troupes d'élite, dont la Garde républicaine. Ces troupes bien équipées ont promis de gagner la victoire finale dans le combat à Abidjan.

La Côte d'Ivoire se trouve dans la tourmente depuis le second tour de l'élection présidentielle qui a opposé M. Gbagbo à l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara.

Chacun d'eux s'est proclamé vainqueur de l'élection et a formé un gouvernement dirigé par un Premier ministre, plongeant le pays dans un bicéphalisme.

Le camp Ouattara a décidé de mener une offensive pour faire partir Laurent Gbagbo du pouvoir par la force, estimant avoir "épuisé toutes les cartes du dialogue" avec celui-ci.

Samedi, la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) a affirmé que 330 personnes avaient été tuées, dont la plupart étaient par les forces pro-Ouattara, dans la ville de Duékoué, dans l'ouest du pays.

Le même jour, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a rapporté qu'au moins 800 personnes avaient été tuées le 29 mars à Duékoué dans la violence intercommunale.

Duékoué est le point d'entrée vers presque toutes les régions du sud sous le contrôle de M. Gbagbo, notamment vers la capitale politique Yamoussoukro et la ville de San Pedro, qui est le principal port pour les exportations de cacao.

Selon un communiqué publié samedi par le gouvernement Ouattara, qui est reconnu par nombre de pays comme le président élu, des charniers ont été découverts dans l'ouest du pays. Le communiqué établit un lien entre les meurtres commis et les combattants fidèles à son rival présidentiel Laurent Gbagbo.

Le communiqué révèle aussi que les charniers se trouvent "notamment à Toulepleu, Blolequin et Guiglo", et attribue la responsabilité des meurtres aux forces loyales à M. Gbagbo, aux mercenaires et à ses miliciens.

Pour sa part, le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé mercredi à l'unanimité une résolution demandant un terme à la violence contre les civils en Côte d'Ivoire. Il a également décidé d'adopter des sanctions ciblées contre M. Gbagbo, son épouse et trois de ses proches.

Vendredi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a de nouveau appelé M. Gbagbo à céder son pouvoir à M. Ouattara.

Il a déclaré lors d'une conférence de presse tenue vendredi soir à Nairobi que seule le départ de M. Gbagbo pourrait mettre un terme à la violence, qui avait déjà coûté la vie à Zahra Abidi, une employée civile de l'ONU tuée jeudi chez elle par une balle perdue.

Source: xinhua

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