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Français>>AfriqueMise à jour 17.03.2011 11h13
Egypte : les amendements constitutionnels font l'objet d'une vive opposition (SYNTHESE)

De nombreux groupes politiques égyptiens ont exprimé mercredi leur opposition aux amendements constitutionnels et appelé les citoyens à les rejeter lors du référendum de samedi.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a déclaré mercredi qu'il pourrait participer au référendum en tant que simple citoyen, mais qu'il voterait contre les amendements.

M. Moussa a proposé de proclamer une constitution temporaire en vertu de laquelle un nouveau président serait élu et aurait la charge de former une commission, afin d'élaborer une nouvelle constitution avant les élections parlementaires, a rapporté l'agence de presse officielle MENA.

Les amendements constitutionnels font actuellement l'objet d'une opposition accrue de la part d'un bon nombre de partis et groupes politiques tels que la Coalition nationale pour le changement, dirigée par Mohammed El Baradei, le parti Wafd, la Coalition de la jeunesse pour la révolution, le parti Tagammu et le parti Al-Ghad.

Certains d'entre eux pensent que l'organisation à la hâte d'élections, les législatives étant prévues en juin et la présidentielle six semaines plus tard, ne peut être que bénéfique aux frères musulmans et à l'ancien parti au pouvoir, le Parti démocratique national. Les deux mouvements soutiennent en effet les amendements.

D'autres appellent à l'élaboration d'une nouvelle constitution au lieu de changements partiels.

Le dirigeant du parti Al-Ghad, Ayman Nour, a rejeté mercredi les amendements constitutionnels, déclarant qu'ils ne stipulaient pas la limite au pouvoir du président.

M. El Baradei a lui mis en garde contre un Parlement qui ne représenterait pas le peuple si ces amendements étaient votés. Sur sa page Facebook, il a publié cette remarque : "Si nous votons non, nous allons avancer sur le bon chemin."

D'autres partis, comme le "Parti socialiste arabe égyptien", ont également rejeté les amendements constitutionnels, au motif qu'ils ne reflétaient pas les aspirations du peuple.

Le gouvernement égyptien, mené par Essam Sharaf, a lui exhorté le peuple à prendre part au référendum, afin de protéger les accomplissements de la "révolution du 25 janvier".

Il a garanti que son gouvernement allait organiser le scrutin avec transparence et une neutralité totale.

Le Conseil suprême des forces armées, qui a pris le pouvoir après la démission de l'ancien président Hosni Moubarak le 11 février, a également demandé au peuple d'aller voter.

Ce samedi sera officiellement férié dans tout le pays, puisque le référendum est prévu de 08h00 (06h00 GMT) à 19h00 (15h00 GMT).

Ces amendements ont été proposés par une commission nommée par le Conseil suprême des forces armées, qui a suspendu la constitution et dissout le Parlement peu après être arrivé au pouvoir.

Des changements ont été apportés aux articles portant sur la candidature du président, son mandat, l'observation judiciaire des élections, la composition de l'Assemblée populaire (Parlement).

Selon ces modifications, le mandat présidentiel passerait de six années à quatre, le président ayant le droit d'être réélu une seule fois. Une fois élu, le nouveau chef de l'Etat serait par ailleurs dans l'obligation de nommer un vice-président, et même plusieurs vice-présidents, moins de 60 jours après sa prestation de serment.

Source: xinhua

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