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Français>>AfriqueMise à jour 14.03.2011 13h14
Maroc : les Casablancais de nouveau dans la rue pour exiger des réformes

La police a dispersé dimanche les militants du mouvement "Jeunes du 20 février" qui manifestaient devant le siège du Parti socialiste unifié (PSU) à Casablanca, capitale économique marocaine à 80 km au sud de Rabat, réclamant des changements politiques de fond au Maroc.

Cette manifestation est intervenue quelques jours après le discours du roi Mohammed VI du Maroc, prononcé le 9 mars, qui annonce une profonde réforme constitutionnelle.

Plusieurs personnes ont été interpellées puis relaxées, a-t-on indiqué de source policière.

De source officielle, on explique que les manifestants, en majorité des éléments de Jamaat Al Adl Wal Ihssan (mouvement islamiste Justice et bienfaisance interdit), ont refusé d'obtempérer aux appels de la police à évacuer la voie publique.

Les manifestants se sont regroupés devant le siège du PSU après l'échec, plus tôt dans la journée, de tentatives d'organiser une marche non autorisée dans le centre-ville de Casablanca, ajoute la même source.

La place Mohammed V, où la plupart des manifestations ont lieu, était entièrement barricadée par les forces de l'ordre qui empêchaient systématiquement les manifestants et les piétons d'y accéder.

Aucune demande d'autorisation n'a été déposée pour cette marche, indique-t-on aux des autorités locales.

Les manifestants ont répété les mêmes slogans que lors des précédents rassemblements et des slogans en faveur de réformes politiques et socio-économiques.

En attendant la grande marche annoncée pour le 20 mars, des petites marches ont eu lieu dans plusieurs villes du Maroc, avec des interventions musclées des forces de l'ordre.

Les manifestions sont soutenues par une vingtaine d'association civile et des droits de l'Homme au Maroc, dont l'Association marocaine des droits humains (AMDH), la jeunesse du mouvement islamiste Justice et bienfaisance et quelques partis de la gauche marocaine comme le parti d'Annahj Addimocrati (La Voie Démocratique, parti de l'opposition radicale au Maroc), le Parti Socialiste unifié, le Parti de l'Avant-garde Socialiste démocratique et le Parti du Congrès Ittihadi.

Ces partis et associations ont exprimé dans des communiqués distincts, leur soutien aux doléances des protestataires, appelant à "respecter la volonté des citoyennes et des citoyens marocains de manifester pacifiquement ainsi que leur droit de s'exprimer d' une manière civilisée sur leurs aspirations à un Etat, où ils jouissent de la liberté, la dignité et des droits les plus élémentaires".

Source: xinhua

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