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Français>>AfriqueMise à jour 04.03.2011 09h16
Des navires de guerre américains s'approchent de la Libye mais le climat général reste hostile à toute intervention (SYNTHESE)

Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux renforcent actuellement la présence de leur force navale dans une zone méditerranéenne à proximité de la Libye, en proie aux violences liées à une insurrection, bien que des voix s'élèvent pour préconiser la prudence ou exprimer leur opposition à toute intervention militaire.

Les installations navales des Etats-Unis et de l'OTAN situées dans la baie de Souda qui borde l'île grecque de Crète, ont été placées en état d'alerte, ont rapporté mercredi des médias locaux.

Les navires d'assaut amphibie américains USS Kearsarge et USS Ponce sont entrés dans la Méditerranée et devraient arriver vendredi dans la baie de Souda, selon les informations de la presse grecque, qui n'ont pu être vérifiées pour l'instant.

Sont également attendus dimanche dans cette zone un sous-marin ainsi qu'un contre-torpilleur américains, lesquels devraient être rejoints le 15 mars par deux autres navires de guerre américains, toujours selon des médias grecs.

Ces informations rapportées par la presse, non confirmées pour l'instant, signalent également que deux porte-avions américains se trouvent déjà dans les eaux au sud de la Crète. D'autres sources médiatiques ont indiqué que les Etats-Unis disposaient d'un porte-avions en mer Rouge, mais n'ont pas révélé si ce bâtiment de guerre serait déployé en Méditerranée.

Par ailleurs, trois navires de transport américains ont demandé aux autorités grecques l'autorisation d'accoster en Crète dans le cadre des opérations entreprises par Washington pour évacuer les ressortissants américains de Libye, ont annoncé les médias locaux.

Dans le même temps, le Canada, la Grande-Bretagne et la France, entre autres pays, ont aussi envoyé des bâtiments de guerre en mer Méditerranée, en déclarant que cette mesure visait à assister les opérations d'évacuation des ressortissants étrangers de Libye et à offrir de l'aide humanitaire.

Des sources du ministère grec de la Défense ont affirmé qu'aucune requête n'avait été formulée pour une "utilisation clairement militaire" des installations de la baie de Souda. Néanmoins, les médias locaux ont indiqué qu'une éventuelle intervention en Libye ne pouvait pas être écartée du fait que la base militaire américaine de Souda avait déjà soutenu par le passé les forces américaines et celles de l'OTAN dans diverses opérations militaires.

L'actuelle mobilisation des forces militaires est largement interprétée comme une mesure visant à accroître les pressions sur le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à la suite des récentes sanctions prises à son encontre par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Cette démonstration de force a également attisé les discussions sur une éventuelle intervention militaire, présagée à travers l'attitude de Washington, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton ayant de nouveau affirmé, lors d'une audience au Sénat américain, que les Etats-Unis "n'écartaient aucune option".

Néanmoins, elle a également mis en garde contre le fait que toute intervention américaine destinée à aider les opposants de Kadhafi serait "controversée", et ce non seulement à l'intérieur de la Libye mais également dans le monde arabe tout entier.

Se faisant l'écho de plusieurs responsables de la défense américaine, Mme Clinton a souligné qu'imposer une zone d'exclusion aérienne serait extraordinairement compliqué et que le gouvernement américain était très prudent quant à toute action dépassant le cadre des missions humanitaires.

"Je pense que nous sommes loin de prendre une telle décision" d'intervention militaire, a déclaré Mme Clinton, faisant remarquer que l'OTAN n'était pas encore parvenue à un accord sur une quelconque action militaire.

Le président français Nicolas Sarkozy a signalé mercredi que toute action militaire en Libye serait inappropriée à moins que le Conseil de sécurité des Nations Unies ne prenne une telle décision.

Le nouveau ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a affirmé que son pays était opposé à toute intervention militaire en Libye sans l'autorisation du Conseil de sécurité.

M. Juppé a souligné que le Conseil de sécurité de l'ONU était la seule institution habilitée à décider d'avoir ou non recours à une action militaire, ou d'imposer ou non une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

La Turquie, un membre influent au sein de l'OTAN, a souligné que l'alliance ne pouvait intervenir que dans le cas où l'un de ses membres était attaqué. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé, lors d'une visite en Allemagne, que "l'OTAN n'avait rien à faire" en Libye et qu'une intervention militaire était "impensable".

La Ligue arabe, composée de 22 membres, a également déclaré être opposée à toute intervention militaire étrangère directe, mais a laissé entendre qu'elle envisageait plutôt d'imposer, en coopération avec l'Union africaine, une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

Mercredi, dans son troisième discours télévisé depuis le début de la vague de manifestations antigouvernementales en Libye, Kadhafi a mis en garde l'Occident contre toute intervention militaire.

Une invasion de la Libye par les forces occidentales ferait de ce pays d'Afrique du Nord un autre Irak ou un autre Afghanistan, et le peuple libyen n'acceptera jamais que sa propre sécurité et ses ressources pétrolières soient menacées, a-t-il affirmé.

Kadhafi a également averti que si la Libye s'enfonçait dans le chaos, l'Europe verrait alors affluer des millions de réfugiés.

Accusant les extrémistes d'avoir incité les manifestants pacifiques à l'insurrection, Kadhafi a affirmé que le gouvernement et le peuple libyens pardonneraient les jeunes qui ont été leurrés à partir du moment où ils renonceraient à la violence, mais que les instigateurs des troubles ne seraient jamais pardonnés.

Kadhafi a critiqué les sanctions récemment adoptées par l'ONU contre son régime, affirmant que la décision onusienne avait été prise sur la base d'informations fausses émanant des médias. Il a invité l'ONU à envoyer aussi rapidement que possible des émissaires pour ouvrir des enquêtes en Libye afin de faire la lumière sur ce qui s'est réellement passé.

Source: xinhua

Commentaire
Les USA n'interviennent pas pour des motifs humanitaires, la répression de l'insurrection ...
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