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Français>>AfriqueMise à jour 15.02.2011 11h26
Côte d'Ivoire : les casques bleus empêchent le retour de la guerre civile, selon Y J Choi

Les soldats de maintien de la paix de l'ONU déployés en en Côte d'Ivoire sont essentiels pour prévenir une éventuelle reprise de la guerre civile et ils auront recours à la force s'ils sont attaqués, a souligné lundi le représentant spécial de l'ONU dans le pays, Y J Choi.

L'élection présidentielle, avec ses résultats certifiés par l'ONU, devait être le point culminant de la réunification du pays divisé par la guerre civile en 2002, entre un sud contrôlé par le gouvernement central et un nord sous contrôle des rebelles, basé à Bouaké.

Depuis le second tour de la présidentielle, et le refus du président sortant Laurent Gbagbo d'admettre sa défaite, le vainqueur reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, est retranché dans l'Hôtel Gulf d'Abidjan, avec son gouvernement, sous la protection de la Mission de l'ONU dans le pays, l'ONUCI.

« Le gouvernement du président Ouattara pourrait être contraint de se déplacer à Bouaké, cela signifierait à nouveau la division du pays et peut-être la reprise de la guerre civile », a indiqué Y J Choi, après une rencontre avec ce dernier, à l'Hôtel Gulf.

A plusieurs reprises déjà, Laurent Gbagbo a demandé le retrait des 9000 casques bleus de l'ONUCI, mettant en cause l'impartialité de l'ONU et de sa mission dans le pays.

Non seulement l'ONU a rejeté cette requête, mais le Conseil de sécurité a en plus adoptée à l'unanimité en janvier dernier, une résolution autorisant le déploiement immédiat de 2000 soldats supplémentaires et trois hélicoptères armés au sein de l'ONUCI.

Y J Choi a indiqué que ces renforts fourniront une « capacité de réaction rapide » essentielle pour la protection des civils, tant à Abidjan, où les fidèles de Laurent Gbagbo ont lancé des attaques contre des civils et du personnel de l'ONU, ainsi qu'à l'ouest du pays où des violences ethniques ont déjà fait près de 300 morts et plus de 50.000 déplacés.

« Les patrouilles jour et nuit de l'ONUCI dans le quartier d'Abobo, à Abidjan, témoigne de la volonté de la mission de protéger les civils », a-t-il précisé, décrivant le harcèlement des supporters de Gbagbo contre les civils pro-Ouattara ou les membres de l'ONU comme une « mini-guerre froide ».

Interrogé sur la réaction à attendre des casques bleus en cas d'attaques, le représentant de l'ONU été très claire. « Nous ne permettrons pas d'être menacés par les attaques directes. Pour l'instant il n'y a pas d'attaques directes, il y a plutôt du harcèlement, des barricades, des barrages routiers ici et là, mais nous sommes toujours en mesure d'acheminer des vivres à l'Hôtel du Golf », a-t-il indiqué.

« Il y a des principes que nous ne pouvons pas accepter. Nous allons continuer à exercer notre liberté de circulation », a-t-il poursuivi, précisant que les casques bleus de l'ONUCI étaient désormais équipés de grenades lacrymogènes. « Cela prouve que nous ne laisserons personne nous empêcher de mener à bien notre mandat principal, qui est la protection des civils », a-t-il conclu.

Depuis le début de la crise politique, plus de 33.000 Ivoiriens ont fui vers le Libéria voisin, où les agences onusiennes leur viennent en aide. Des fonctionnaires de l'ONU ont également averti que les tensions ethniques découlant de l'appartenance nationale, raciale et religieuse pourraient conduire à un génocide, des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et un nettoyage ethniques.

Source: xinhua

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