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Français>>AfriqueMise à jour 01.01.2011 13h11
Madagascar : les grands événements politiques pendant l' année 2010 (PAPIER BILAN)

Madagascar a encore vécu pendant l' année 2010 la crise politique qui a commencé en décembre 2008, dans le pays. Ci-dessous les grands événements politiques du pays pendant l' année 2010 suivant l' ordre chronologique.

Les 3, 4 et 5 mars 2010, 520 représentants d' une centaine de partis politiques malgaches se sont réunis à Antananarivo, capitale de Madagascar, pour résoudre la crise politique dans le pays. 308

d'entre eux ont décidé qu' il serait mieux tenir d' abord une élection législative pour résoudre la crise, tandis que 212 ont choisi d' organiser d' abord un referendum sur une nouvelle Constitution.

Suite à cette réunion, un communiqué de la présidence de la Haute Autorité de Transition a annoncé le 6 mars 2010 qu' une délégation spéciale dirigée par le Premier ministre Camille vital s' est déplacée à Addis-Abeba, Ethiopie, pour présenter à l' Union Africaine (UA) la résolution de la réunion tenue à Madagascar.

Pourtant, l' UA a condamné le 17 mars 2010, 109 dirigeants de la Haute Autorité de Transition (HAT). Il s' agit entre autres du président de la HAT Andry Rajoelina et sa femme Mialy Razakandisa, les 12 membres du cabinet de la présidence, les 31 membres du gouvernement, les membres de la HAT et

d'autres institutions malgaches ainsi que les bras droits de Rajoelina, militaires et civils. La condamnation consiste à l' interdiction de sortie des concernés.

Andry Rajoelina a répliqué les sanctions de l' UA en disant le 18 mars 2010 que ces sanctions n' a pas d' effet à la vie de son peuple, et qu' il est prêt à les subir. Six jours après, il a mis en place la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), qui sera chargé de l' organisation des élections dans le pays.

Malgré la position unilatérale de la HAT, les protagonistes de la crise, Rajoelina et ses adversaires politiques les trois anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, se sont réunis pour énième fois à Pretoria du 28 au 30 Avril 2010 mais cette réunion s' est terminée en échec sans résolution palpable pour la crise.

Le 12 mai, Andry Rajoelina a déclaré de ne pas participer à l' élection présidentielle. Il a dit de rester organisateur de ces élections. Il a également demandé les observateurs internationaux pour les élections à Madagascar. Mais il a exprimé aux journalistes que la candidature des anciens présidents

n'est pas une solution pour le développement de Madagascar.

Pourtant, le lieutenant colonel Raymond Andrianjafy, un officier de la Force d' intervention de la gendarmerie nationale (FIGN), appuyé par quelques éléments de la FIGN a montré le 20 mai 2010 sa rébellion contre la HAT. Il a déclaré de couvrir les manifestants contre la HAT. Un échange de tir entre ces éléments de la FIGN et la force d' intervention spéciale (FIS) de la présidence de la HAT a eu lieu, tuant deux gendarmes et quelques civils.

Le 13 août, la HAT et une centaine des partis politiques malgaches ont signé des accords. Ils se sont convenus qu' une conférence nationale sera organisée du 30 août au 3 juillet 2010, un référendum sur une nouvelle constitution aura lieu le 17 novembre 2010, les élections législatives auront lieu le 16 mars 2011 et une élection présidentielle sera organisée le 4 mai 2011. Ils ont prévu de mettre en place le parlement de la transition composé du Congrès de Transition pour la chambre basse et du Conseil Supérieur de la Transition pour la chambre haute. Un comité national pour la réconciliation a été également prévu tandis qu' un gouvernement d' union national sera installé.

Par ailleurs, la médiation conduite par la coordination nationale des organisations de la société civile (CNOSC) a été terminée en échec le 25 août 2010. La présence des représentants de la communauté internationale a été remarquée pendant les trois jours de médiation à Antananarivo. Le problème se trouve sur l' impossibilité de la cohabitation entre les protagonistes.

Du 13 au 18 septembre, La conférence nationale a été tenue à Antananarivo. Plus de 4000 participants ont décidé qu' un référendum sur une nouvelle constitution aura lieu le 19 novembre 2010. Cette date a été modifiée le 17 novembre quelques jours après. La date pour les législatives et la présidentielle a été confirmée. Les organisateurs de cette conférence nationale a envoyé une lettre ouverte pour la communauté nationale disant que seules la résolution de cette conférence nationale est en vigueur dans le pays.

Le 11 octobre, la chambre haute du parlement de transition nommée "conseil supérieur de transition" a été mise en place tandis que deux jours après, le congrès de transition a été installé. Cette chambre basse du Parlement de la transition est présidé par Raharinaivo Andrianantoandro, qui a été président de l' ex parti au pouvoir Tiako i Madagascar (TIM) ou J' aime Madagascar. Le TIM est un parti politique créé en 2001 par l' ancien président Marc Ravalomanana.

Quand le parti au pouvoir a préparé le référendum, l' opposition a manifesté pour contrer la tenue de ce référendum. Ce qui a entraîné le parti au pouvoir à emprisonner les principaux dirigeants de

l'opposition, dont Fetison Rakoto Andrianirina, et deux autres personnes, le 11 novembre dernier.

Le référendum a eu lieu le 17 novembre 2010 mais un problème sur la liste électorale a été constaté presque dans tous les bureaux de votes. La plupart des électeurs n' ont pas été inscrit dans la liste électorale.

Le jour du référendum, un collectif d' officiers et sous officiers a annoncé la dissolution de la HAT et la mise en place d' un gouvernement militaire. Ces militaires ne sont que ceux qui ont mis Rajoelina au pouvoir le 17 mars 2009. Il s' agit de l' ancien ministre de défense de la HAT le général Noël Rakotonandrasana et le Colonel Charles Andrianasoavina ancien directeur de la force d' intervention spéciale, un corps pour la protection de la HAT. Les mutins se sont rendus le 20 novembre 2010.

Le 30 novembre, la CENI a déclaré le résultat non officiel du référendum, puis le 6 décembre 2010, la HCC a proclamé officiellement que sur les 7151223 inscrits dans la liste électorale, 3761977 ont voté avec le taux de participation de 52,61%. 2657962 électeurs soit 74,19% des votants ont voté OUI à la nouvelle constitution contre 924592, soit 25,81%, qui ont voté le NON. Le président de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), Jean Michel Rajaonarivony, a déclaré que la nouvelle constitution est en vigueur dès que le président de la HAT promulgue la nouvelle loi constitutionnelle.

Le 11 décembre 2010, Andry Rajoelina promulgue la nouvelle Constitution et proclame la mise en place de la quatrième république.

Le 29 décembre Mamy Rakotoarivelo, qui dirige actuellement la mouvance Ravalomanana, annonce que sa mouvance est prête à participer à la transition inclusive et consensuelle.

La crise politique à Madagascar a commencé en décembre 2009. Appuyé par les militaires, Rajoelina a pris le pouvoir le 17 mars 2009, suite à la démission de Ravalomanana. Ravalomanana s' est exilé à Swaziland puis en Afrique du Sud le 25 mars 2009. La communauté internationale condamne la prise de pouvoir de Rajoelina.

Le parti au pouvoir est actuellement assuré par la HAT présidé par Rajoelina et l' opposition est assuré par les ancien présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy.

Source: xinhua

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