Nouvelles bilingues/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>AfriqueMise à jour 21.12.2010 08h53
Bilan-2010 : L'Afrique réalise une relance remarquable, mais les défis rudes persistent

Cette année, alors que la crise économique continue d'avoir un effet néfaste sur plusieurs pays et régions, le continent le plus sous-développé du monde affiche une performance particulièrement bonne de sa relance.

Les données générales de l'économie affichent de l'optimisme, mais une série de défis intimidants doivent être abordés avant que le continent ne sorte de la crise sain et sauf.

DONNEES OPTIMISTES

Selon les Prévisions économiques régionales pour l'Afrique sub- saharienne publiées par le Fonds monétaire international (FMI) en octobre, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) en 2010 est projectée à 5%, une hausse par rapport à la précédente prévision de 4,75%. Une nouvelle croissance de 5,5% devrait être enregistrée en 2011, d'après le FMI.

"Si ces statistiques venaient à se confirmer, la croissance économique dans la plupart des pays de la région connaitraient effectivement un rebond proche des niveaux élevés de la moitié des années 2000," a indiqué le rapport.

Le FMI a salué la forte résilience de l'Afrique pendant la crise, l'attribuant à la saine politique économique d'application. L'Afrique a enregistré une croissance stable, une faible inflation, et des équilibres fiscaux soutenables, une hausse des réserves de change extérieures et un recul de la dette publique avant la crise, donnant assez d'influence pour limiter les impacts de la baisse économique.

La Banque africaine de développement (BAD), se faisant l'écho de la position du FMI, s'est montrée aussi optimiste pour la relance du continent. Dans l'un de ses rapports économiques en octobre, la banque a indiqué que la production agricole en Afrique sub-saharienne a connu une croissance forte dans la seconde moitié de 2010.

Entre temps, la plupart des économies de la région sont sur une tendance baissière de l'inflation, qui a atteint son niveau le plus élevé en 2008 lorsque 27 économies sub-sahariennes ont enregistré une inflation à deux chiffres. Cette année, cependant, seuls six pays de la région devraient enregistrer une inflation à deux chiffres.

UNE REPRISE INEGALE

Bien que la photo d'ensemble s'annonce bonne, les pays d' Afrique sub-saharienne pourraient connaître différents destins au niveau de leur reprise en raison de leurs différentes situations économiques.

L'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Angola, l'Ethiopie et le Kenya sont les "cinq grandes" économies de l'Afrique sub-saharienne, et représentent presque les deux tiers de la production totale de la région. Pour l'Afrique du Sud qui affiche le niveau le plus élevé de connectivité avec le monde, la crise a eu des conséquences sérieuses. En 2009, le pays a perdu plus d'un million d'emplois, devenant ainsi le seul pays sur les cinq à connaître une récession. Le pays continuera de souffrir si le gouvernement n'arrive pas à prendre des mesures immédiates et efficaces pour augmenter l' emploi et renforcer le bien-être social cette année et les années qui suivent.

Pour l'Angola, dont l'économie dépend beaucoup du secteur pétrolier, la chute des prix du brut sur le marché international provoquée par la crise a été dévastatrice. Sa croissance était de moins de 1% en 2009 par rapport à environ 13% en 2008. Cette année, alors que les prix du pétrole augmentent, la reprise des recettes liées à l'or noir devrait permettre à l'Angola d'afficher une croissance de 7%.

Par ailleurs, le Nigeria, l'Ethiopie et le Kenya connaissent une reprise régulière, la croissance du Nigeria devant atteindre 7,5% et celle de l'Ethiopie près de 10% en 2010/2011.

D'après les analystes, les pays africains avec moins de diversités économiques et une dépendance élevée d'un seul secteur rencontreront des difficultés plus grandes sur la route de la reprise. Le Botswana, où les exportations de diamants représentent un large segment de l'économie, fait partie de ces pays. En 2009, la croissance excluant le secteur minier a atteint 6,25%, mais l' expansion totale a été diminuée à seulement 3,75% en raison d'une baisse drastique de la demande en diamants sur le marché international. Pour les pays comme le Botswana, qu'une économie diversifiée puisse être structurée ou que le marché international puisse se réchauffer est vital pour la reprise dans l'année à venir.


[1] [2]

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le PM chinois Wen appelle au renforcement de la coopération sino-pakistanaise pour façonner l'avenir
La Chine et l'Inde conviennent de sauvegarder la paix sur la frontière
Les mesures de règlement des embouteillages à Paris méritent d'être étudiées par Beijing
Interaction active entre la Chine et le monde
Ne pas céder l'Afrique à la Chine est une logique perverse
Pourquoi le « Made in China » est plus cher
Le football, symbole du combat de l'Afrique pour sa reconnaissance dans le monde (REPORTAGE)