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Français>>AfriqueMise à jour 20.12.2010 08h57
Côte d'Ivoire : un leader pro-Gbagbo appelle à libérer "totalement" le pays

Le leader de la jeunesse pro- Gbagbo, Charles Blé Goudé, a invité samedi à Abidjan les jeunes ivoiriens à se mobiliser pour libérer "totalement" la Côte d'Ivoire.

Charles Blé Goudé, par ailleurs ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l'Emploi dans le nouveau gouvernement Gbagbo, a demandé à des jeunes présents à un meeting de se tenir prêts.

"Vous en devez plus dormir. Restez à l'écoute. Je vous appellerai à faire cette libération avant vendredi", a-t-il assuré.

Lors du meeting, Blé Goudé a mis en garde la communauté internationale contre une quelconque action à l'encontre de Laurent Gbagbo, président sortant, déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre par le Conseil constitutionnel du pays.

Pour la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne, le président élu est Alassane Ouattara, qui a été reconnu par l'ONU, l'Union africaine (UA), la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), l'Union européenne (UE), ainsi que la France et les Etats-Unis.

"Qu'ils ne fassent pas l'erreur de s'attaquer à un seul cheveu de Gbagbo", a-t-il menacé, ajoutant qu'"ils ne peuvent pas réussir à nous imposer un président".

Le leader de la jeunesse pro-Gbagbo a nommément lancé "un dernier appel" envers le président français Nicolas Sarkozy et l'ONU qu'il accuse de "piétiner" la souveraineté de la Côte d'ivoire.

"L'ONU a démontré qu'elle n'est pas une force de paix en Côte d'ivoire. On leur demande gentiment et poliment de partir", a-t-il soutenu, sous des cris "ONUCI dehors, Licorne (force française) dehors".

Pour Charles Blé Goudé, l'ONU, qui "n'a pas pu résoudre la crise ivoirienne", veut aujourd'hui abandonner les "coups d'Etat militaires" au profit des "coups d'Etat électoraux".

"Ils sont préoccupés par le départ de Gbagbo; Gbagbo ne partira pas et ne partira jamais", a-t-il conclu.

Plus tôt dans la journée, M. Gbagbo a demandé de manière officielle le départ "immédiat" de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) et de la force française Licorne.

M. Gbagbo avait accusé l'ONUCI, par la voix de la porte-parole du gouvernement Jacqueline Lohoues Oble, de soutenir les Forces nouvelles (ex-rébellion) au service de son rival Alassane Ouattara, qui est actuellement retranché avec son gouvernement dans un hôtel d'Abidjan.

La crise post-électorale entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara fait rage en Côte d'Ivoire après que les deux candidats au second tour de l'élection présidentielle furent tous deux investis président de la République et eurent formé chacun un gouvernement.

Source: xinhua

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