Nouvelles bilingues/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>AfriqueMise à jour 15.12.2010 08h08
Madagascar : la communauté internationale intensifie ses efforts pour une nouvelle discussion intermalgache (SYNTHESE)

L'émissaire de la communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), Léonardo Simao, arrivé dans la capitale malgache, Antananarivo, dimanche dernier, a entamé lundi ses entrevues avec plusieurs personnalités malgaches.

Norbert Lala Ratsirahonana, qui est un conseiller spécial du Président de la Haute autorité de la transition malgache (HAT), Andry Rajoelina, a été parmi les interlocuteurs de Léonardo Simao. Il en est de même avec un ancien ministre du précédent gouvernement. Les ambassadeurs de plusieurs pays étrangers en poste à Madagascar ont été également reçus par l'émissaire de la SADC, venu pour la nième fois pour voir l'évolution de la situation à Madagascar.

"On va essayer de trouver le chemin qui va amener à une élection libre, crédible et reconnue par la communauté internationale. C'est l'objectif principal de cette mission. Notre travail consiste essentiellement dans la recherche d'une approche pour un accord consensuel avec toutes les forces politiques", a expliqué l'émissaire de la SADC à l'issue de ses consultations de lundi.

Ce dernier a toutefois décidé de ne pas commenter le référendum constitutionnel initié par la Haute autorité de la transition le 17 novembre dernier ainsi que la promulgation de la Constitution qui venait d'avoir lieu samedi dernier.

De leur côté, les Nations Unies ont également décidé d' appuyer le processus de discussions en vue d' une sortie de crise à Madagascar. Le département des affaires politiques des Nations Unies vient, en effet, de désigner Peter Metcalf pour une mission de facilitation du processus de dialogue.

Peter Metcalf n' est autre que l' ancien représentant résident par intérim du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et a déjà également occupé le poste de coordonnateur du Système des Nations unies à Madagascar.

Ce responsable est censé appuyer les initiatives de la SADC dans la recherche de solution à la crise politique malgache.

Le Président de la Haute autorité de la transition malgache, Andry Rajoelina qui a promulgué samedi une nouvelle constitution adoptée par voie référendaire a, à plusieurs reprises, fait savoir que le peuple s' est déjà exprimé et que "les forces étrangères ne devraient plus décider à leur place".

Un dialogue intermalgache initié par la coordination nationale des organisations des sociétés civiles malgaches (CNOSC) n' a pas eu l'effet escompté jusqu' ici. Les tenants du pouvoir estiment que "le train est déjà en marche" et que l'opposition n' a qu' à intégrer les institutions qui existent actuellement dont le Congrès de la transition et le Conseil supérieur de la transition ainsi que le prochain gouvernement d' union nationale.

Madagascar est tombée dans une crise politique depuis décembre 2008. Cette crise a opposé Andry Rajoelina et l' ancien président Marc Ravalomanana au début, mais depuis le 9 août 2009, la crise devient une contestation entre le camp Rajoelina d' une part et les trois anciens présidents, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy d' autre part.

Les trois anciens présidents unis dans un mouvement politique appelé les trois mouvances demandent une nouvelle transition qu' ils dirigent ensemble avec M. Rajoelina avant de décider les dates des élections tandis que ce dernier a déjà installé la quatrième république.

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Chine : l'APN va continuer ses discussions sur un amendement au Code pénal
Editorial du «Quotidien du peuple»: inauguration du 12e plan quinquennal
Le football, symbole du combat de l'Afrique pour sa reconnaissance dans le monde (REPORTAGE)
Pourquoi y a-t-il moins d'embouteillages à Paris qu'à Beijing ?
« La plupart des Nations » s'opposent à la remise du Prix de la Paix à Liu Xiaobo
La plupart des membres de la communauté internationale ne soutiennent pas la décision erronée du jury du prix Nobel de paix
La France mène une diplomatie des « commandes » et les nouveaux pays émergents en sont la cible