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Français>>AfriqueMise à jour 06.12.2010 08h24
La Côte d'Ivoire dans une crise politique grave avec deux présidents déclarés (SYNTHESE)

La Côte d'Ivoire, coupée en deux depuis huit ans par une rébellion armée, s'enfonce dans une crise politique grave avec un bicéphalisme au sommet de l'Etat, les deux candidats au second tour de l'élection présidentielle s'étant fait investir samedi président de la République.

Au Palais présidentiel d'Abidjan, dans le quartier des affaires au Plateau, devenu pour l'occasion une Cour du Conseil constitutionnel, Laurent Gbagbo a prêté serment "solennellement et sur l'honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les droits et libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l'intérêt supérieur de la nation".

Laurent Gbagbo a été proclamé vainqueur de l'élection à l'issue des résultats définitifs du Conseil constitutionnel invalidant les résultats provisoires de la Commission électorale indépendante (CEI) et après annulation du vote de sept départements du nord et du centre du pays largement favorables à Alassane Ouattara, arrivé en tête selon la CEI avec la "certification" du représentant de l'Onu, Choi Young-jin.

A quelques kilomètres de là, dans un grand hôtel du quartier huppé de Cocody transformé en bunker de l'opposition protégé par des chars de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), Alassane Ouattara a signé samedi son premier "décret" en tant que président de la République en reconduisant le Premier ministre Guillaume Soro qui venait de lui rendre sa démission, pour "gérer les affaires courantes".

Auparavant, il s'était fait investir par écrit, dans un courrier adressé au Conseil constitutionnel par voie d'huissier.

Alassane Ouattara a le soutien de la communauté internationale, notamment des grandes puissances européennes et américaines mais également de l'Union africaine qui appellent à respecter le verdict des urnes.

Contrairement à Laurent Gbagbo, dont la cérémonie d'investiture a été marquée par le boycott de la quasi-totalité des ambassadeurs accrédités dans le pays. Mais les diplomates angolais et libanais étaient présents dans la loge du corps diplomatique, a-t-on constaté.

Laurent Gbagbo a fustigé "ces ingérences graves" étrangères, appelant les Ivoiriens "à ne jamais se laisser vassaliser" par aucun Etat et à ne pas laisser "piétiner" la souveraineté de leur pays.

Le pays s'est barricadé sur lui-même. Les chaînes de radio et de télévision étrangères ont été suspendues et les frontières terrestres, maritimes et aériennes fermées "à la circulation des biens et des personnes jusqu'à nouvel ordre".

"C'est un bras de fer qui peut faire basculer le pays dans la violence", estime un analyste.

Selon le camp Ouattara, "l'annulation du vote de plus d'un million d'électeurs du centre et du nord du pays consacre la partition du pays par Laurent Gbagbo et entraîne des risques de guerre".

De fait, le risque d'une violente confrontation entre partisans d'Alassane Ouattara et de Laurent Gbagbo est palpable en Côte d'Ivoire où, malgré le couvre-feu nocturne, des affrontements sporadiques et isolés ont lieu dans des quartiers d'Abidjan faisant parfois des morts.

Pour la société civile ivoirienne, l'impasse politique dans laquelle se trouve le pays est la preuve que "le processus de sortie de crise a échoué".

"Cette situation d'impasse ne fait que constater l'échec de tous les accords de paix qui n'ont pris en compte que les desiderata des politiciens, l'échec d'une Commission électorale indépendante composée uniquement de politiciens", estime le président de la Convention de la société civile ivoirienne, Patrick N'gouan.

"Il faut revoir le processus en incluant la société civile, les forces vives, les chefs coutumiers et religieux", propose-t-il.

L'élection présidentielle était censée ramener la paix et réunifier le pays dont la moitié nord est sous contrôle de l'ex rébellion des Forces nouvelles depuis septembre 2002.
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Source: xinhua

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La CEDEAO doit prendre sa responsabilité.Bagbo doit etre combattu.Seul la force peut lui f...
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