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Français>>MilitaireMise à jour 17.03.2010 17h07
Le site internet du Ministère de la Défense chinois fait toujours l'objet de fortes attaques

Un éditeur en chef du site internet officiel du Ministère de la Défense chinois, www.mod.gov.cn, a annoncé mardi que le site faisait toujours l'objet d'attaques en ligne quotidiennes en provenance de l'étranger, et ce plus de six mois de mise en service.

« Bien que le nombre des attaques ait baissé depuis le premier mois de mise en service, nous faisons toujours l'objet d'attaques quotidiennes de la part de pirates », a dit à Xinhua Ji Guilin, Editeur en chef du site du Ministère.

Cependant, le problème étant d'une nature particulièrement sensible, M. Ji a refusé de révéler un chiffre précis concernant les attaques, pas plus qu'il n'a souhaité en dire davantage sur les sources principales ou les origines de ces attaques.

Il a tout de même confié que la plupart des visiteurs étrangers sur les pages en chinois du site avaient des adresses IP enregistrées aux Etats-Unis, en Australie, à Singapour, au Japon et au Canada. La plupart des visites étrangères sur les pages en anglais venaient des Etats-Unis, d'Australie et du Royaume-Uni.

Le site du Ministère a été inauguré au mois d'août de l'année dernière, ce qui, pour nombre d'analystes, a été considéré comme un effort du gouvernement chinois et de l'Armée Populaire de Libération (APL), qui compte 2,3 millions d'hommes, pour accroitre la transparence militaire.

M. Ji a précisé que le site a subi plus de 2,3 millions d'attaques lors de son premier mois de mise en service, la plupart visant à pénétrer le système informatique du site et à changer sa page d'accueil.

Ces plaintes du site contre des attaques informatiques font écho aux commentaires faits le mois dernier par un responsable militaire au sujet de la prétendue implication du gouvernement chinois dans des attaques informatiques contre des sociétés étrangères.

Le porte-parole du Ministère de la Défense Huang Xueping a déclaré que les réseaux chinois, en particulier les réseaux militaires et d'information, ont été une cible majeure pour les pirates informatiques.

La remarque de cet officier vient à la suite de la déclaration faite par d'anciens responsables du renseignement américain disant que l'armée chinoise recrutait des pirates informatiques pour pénétrer sur les réseaux du gouvernement américain et les réseaux informatiques des entreprises.

Le professeur Tan Kaijia, de l'Université Nationale de la Défense de l'APL, a déclaré à Xinhua que les installations militaires chinoises avaient été la cible de pirates qui ont tenté par tous les moyens possibles de pénétrer ses ordinateurs reliés à Internet.

Bien que le réseau informatique interne de l'APL soit physiquement isolé des autres réseaux, de nouveaux outils techniques permettent à des logiciels espions de s'infiltrer sans avoir besoin de connections par câble dans un dispositif ou une installation électronique.

« Techniquement parlant, il y a toujours la possibilité de pirater un réseau situé à des milliers de kilomètres s'il est connecté à internet, qu'il dispose ou non d'un pare-feu », dit le Colonel Tan.

« Les soit-disant attaques de sites américains soutenues par l'armée chinoise montrent bien qu'ils n'ont rien compris aux fonctions et missions de l'APL », dit le Colonel Tan, spécialiste en équipements militaires et en logistique.

Le Colonel Tan a révélé que jusqu'à présent, l'APL n'a pas mis sur pied la moindre unité de guerre informatique, ajoutant que ces allégations n'étaient qu'une mystification et rien d'autre qu'un prétexte trouvé par les Etats-Unis pour renforcer leurs technologies de guerre informatique.

Ainsi qu'il le dit, « Les scénarios de différents actes de piratages menés par la Chine ne sont pas rares, les Etats-Unis développant leurs propres moyens de guerre informatique et surestimant les capacités des utilisateurs chinois d'internet ».

L'année dernière, les accusations de piratage par la Chine du Département de la Défense américain sont apparues dans les médias américains juste avant que le Pentagone n'annonce la création du nouveau US Cyber Command, subordonné au Commandement stratégique américain et responsable de la coordination de la défense des réseaux informatiques et des opérations d'attaque informatique.

« L'APL compte dans ses rangs des chercheurs en guerre de l'information, mais elle n'est pas capable de mener des attaques informatiques réelles. La loi chinoise interdit d'ailleurs toute forme d'attaque informatique ».

« L'APL n'est pas autorisée non plus à recourir aux services de pirates civils, et le piratage de réseaux gouvernementaux ou commerciaux étrangers n'a rien à voir avec les missions de l'APL », dit le Colonel Tan.

Les réseaux civils chinois semblent bien plus vulnérables aux pirates informatiques. Avec pour résultat que le Ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information a publié lundi un plan à l'échelon national pour préserver la sécurité des systèmes de noms de domaine des sites gouvernementaux et les réseaux vitaux, dans un contexte de risques et de menaces croissants contre la sécurité d'internet.

La semaine dernière, la police de la province du Hubei, située dans le centre du pays, a détruit la plus grande organisation de formation de pirates informatiques et arrêté trois personnes suspectées d'avoir dirigé le Black Hawk Safety Network.

Ce réseau est suspecté d'avoir offert des outils de piratage en ligne, une infraction inscrite l'année dernière dans la Loi criminelle chinoise.

Les statistiques de l'Equipe Nationale Technique de Réponse d'Urgence pour les Réseaux Informatiques/Centre de Coordination ont révélé que quelque 262 000 ordinateurs chinois ont été piratés par des Chevaux de Troie provenant d'adresses IP situées à l'étranger en 2009. La principale source de ces programmes malveillants, 16,61%, provient d'ordinateurs situés aux Etats-Unis.

Et le nombre d'ordinateurs chinois contrôlés à distance par des botnets en 2009 s'est monté à 837 000. Enfin, un total de 19 000 adresses hébergées à l'étranger, dont 22,34% sont situées aux Etats-Unis, ont participé au contrôle à distance d'ordinateurs chinois.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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