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Français>>EnvironnementMise à jour 16.08.2012 15h48
Les bergers tibétains s'efforcent de protéger l'environnement
Une antilope du Tibet broute dans la réserve naturelle de Hoh Xil dans la province de Qinghai au nord-ouest de la Chine.

Les bergers de l'ethnie tibétaine mènent la charge dans la protection des prairies et de la biodiversité dans leurs communautés, grâce à l'appui du gouvernement et des groupes environnementaux.

Dans le village de Tsochi, de la province du Qinghai, les familles ont renoncé à certaines parties de leurs terres de pâturage et supprimé des clôtures pour créer de meilleurs habitats pour les animaux sauvages, comprenant l'antilope tibétaine, le yack sauvage et l'âne sauvage.

Le village est situé dans la préfecture autonome tibétaine de Yushu dans la réserve naturelle des Sources des trois rivières. La réserve, se trouve à une altitude moyenne de plus de 4.000 mètres, d'où proviennent les fleuves du Yangtze, du fleuve Jaune et du Lancang et couvre une surface de 360 000 kilomètres carrés.

Razi Karma, le chef du village, a déclaré que cinquante-huit foyers ont été réinstallés dans le compté de Qumarleb et de la ville de Golmud et qu'environ cent quarante familles sont restées vivre dans des tentes d'été sur les pâturages et dans les nouvelles maisons subventionnées par le gouvernement en hiver.

Les nomades sont encouragés à limiter les pâturages pour protéger les pâturages contre la dégradation. Ils ont reçu 90 yuans (14 $) du gouvernement central pour chaque hectare qu'ils n'utilisent pas pour le pâturage depuis fin 2011, depuis que le Conseil d'Etat a rendu une décision visant à promouvoir le développement durable dans les zones de pacage.

A partir de 2004, plus de 200 résidents de Tsochi ont rejoint un groupe de bénévoles, les Amis du Yak sauvage, qui fournit quatre fois par un des données de surveillance des animaux sauvages.

Leurs patrouilles régulières autour du village a aidé à prévenir contre la chasse illégale des animaux sauvages tels que les marmottes.

Toutefois, ce que les éleveurs craignent le plus, ce sont les projets miniers et de construction. Les villageois de Tsochi ont accusé des activités illégales d'extraction de l'or dans le passé d'où la dégradation des pâturages. Ils ont signalé plusieurs cas illégaux d'exploitation d'or et de charbon aux autorités pour forcer les mineurs à partir et payer des amendes, a expliqué Karma Razi.

«Sans de telles perturbations, les poissons, les crevettes et les prairies auraient tous prospérés ces dernières années," a-t-il ajouté.

La clé est de donner aux bergers le droit d'intervenir et de protéger leurs terres, de sorte qu'ils soient autorisés à dire «non» à ceux qui viennent pour la chasse, l'exploitation minière illégale ou pour la construction, a-t-il dit.

N'ayant pas accès au champignon chenille, une source majeure de revenus pour les familles tibétaines, les villageois de Tsochi comptent sur les produits d'élevage, notamment la viande et la laine, pour gagner leur vie. Le revenu annuel par personne est de 1500 yuans, a confié le chef du village.

Des revenus qui sont menacés en raison des changements climatiques et des dommages causés par la faune, a-t-il fait remarquer.

Des conditions météorologiques plus drastiques ont été observées dans le passé. Parfois, les rivières ont tari. Les villageois doivent s'adapter aux fluctuations des revenus causées par des hivers rigoureux ou des étés extrêmement chauds. Des ours bruns et des loups sauvages entrent dans les tentes d'été des bergers et détruisent leurs biens. Ils ont également attaquer et manger les chèvres, les vaches et les chevaux.

Bien que Karma Razi assure le suivi des pertes, il n'y a pas de solution.

Dans la région autonome du Tibet, les éleveurs reçoivent une compensation du gouvernement pour les dommages causés par les animaux sauvages.

Au début de cette année, l'Administration forestière d'Etat a annoncé que 1 454 ménages dans le compté de Damxung, Lhassa, ont reçu un total de 2 millions de yuans en compensation pour de tels dommages et également 8,15 millions de yuans de compensation pour la préfecture de Shannan.

Dawa Tsering de l'Académie tibétaine des sciences sociales a déclaré que la protection des zones écologiquement fragiles dans la région autonome comprennent une interdiction pour les mines et grands projets de construction, une réduction de la pollution et une limite sur les visites touristiques.


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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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