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Français>>EnvironnementMise à jour 08.06.2012 15h15
Les ambassades « enfreignent les règles» sur les mesures de la qualité de l'air

«Une surveillance qui viole les conventions et utilise des normes différentes»

Les ambassades étrangères publiant leurs propres relevés de la qualité de l'air contreviennent aux conventions internationales, a déclaré mardi un fonctionnaire du ministère de la protection de l'environnement.

"Selon la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et relations consulaires, les diplomates ont le devoir de respecter les lois et règlements de leurs pays d'accueil et ne devrait pas interférer dans leurs affaires intérieures," a indiqué Wu Xiaoqing, vice-ministre du ministère du Bureau de l'information, lors d'une conférence de presse organisé par le Conseil d'État.

"La surveillance et diffusion de l'information concernant la qualité de l'air de la Chine est d'intérêt public et relève de la responsabilité du gouvernement. Par conséquent, les ambassades étrangères qui surveillent et publient la qualité de l'air sur Internet ne sont pas conformes avec ces deux conventions et sont en violation avec la réglementation en Chine."

L'ambassade américaine à Beijing annonce régulièrement des données en ligne de la qualité de l'air. Il s'agit notamment des relevés pour les PM2.5, particules fines d'au moins 2,5 microns de diamètre.

Sur un certain nombre de données de l'ambassade, la qualité de l'air à Beijing est qualifiée de «dangereuse», alors que le bureau de protection de l'environnement de la ville, qualifie la pollution de "légère".

L'article 41 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, affirme que «sans préjudice de leurs privilèges et immunités, il est du devoir de toutes personnes qui bénéficient de ces privilèges et immunités de respecter les lois et règlements de l'Etat accréditaire".

La convention a également insisté sur leur devoir de ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures de ce pays.

Un porte-parole de l'ambassade américaine a déclaré que les rapports de la qualité de l'air avaient pour but d'informer les citoyens américains vivant dans la ville.

«Techniquement parlant, les statistiques que vous obtenez à partir d'un site de surveillance unique ne devrait pas être utilisé pour évaluer la qualité de l'air de toute une région», a déclaré Wu ». Cela ne peut pas être représentatif de la qualité de l'air dans toute la ville."

Il a également insisté sur les différences dans l'évaluation des chiffres.

"Comme vous avez pu le remarquer, les données quotidiennes moyennes de PM2.5 dans des villes comme Beijing et Shanghai, publié par le gouvernement local, sont semblables à ceux affichées par les ambassades étrangères, mais l'écart des résultats après évaluation est généralement marqué. Ils utilisent des normes de leur propre pays pour mesurer la qualité de l'air dans notre pays, cela n'a pas de sens», a fait remarquer M. Wu.

Il a expliqué que les normes utilisées dans certains pays étrangers sont de 35 microgrammes par mètre cube, mais la Chine adopte la norme de 75 mcg par mètre cube.

Pour Wu, les normes environnementales devraient être liés au niveau de développement économique du pays et de la technologie.

«Nous avons établi un objectif à 75 mcg par mètre cube après avoir examiné la norme donnée par l'Organisation mondiale de la santé et les conditions de base de notre pays", a-t-il dit. Et les normes changent quand les pays se développent, a-t-il ajouté.

"Les Etats-Unis ont fixé la norme des PM2.5 à 65 mcg par mètre cube lors de leur première publication en 1997. La norme est passée par la suite à 35 mcg par mètre cube à partir de 2006," a indiqué M. Wu.

Ma Jun, directeur de l'Institut des affaires publiques et environnementales de Beijing, pense que la cible actuelle fixée par la Chine est en conformité avec le niveau de développement.

"La plupart des statistiques officielles proviennent bien sûr du gouvernement" a noté Ma.

Il est satisfait de voir l'attitude récente du gouvernement sur la question de la surveillance des PM2.5.

Wu a annoncé pendant la conférence de presse que d'ici fin octobre, près de 500 sites de surveillance dans 74 villes seront tenus de tester les PM2.5.

Au quotidien, dans ces villes, les données moyennes des PM2.5 seront annoncées au public d'ici la fin de l'année 2012.

Lundi à 8 h, la province du Guangdong a commencé à annoncer des relevés en temps réel pour les PM2.5 de 62 sites de surveillance dans la région de Pearl River Delta, les premières données en temps réel dans le pays, a expliqué M. Wu..

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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