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Français>>EnvironnementMise à jour 05.03.2012 10h56
La pollution de l'air, un nouveau sujet brûlant pour les sessions de l'APN et de la CCPPC

« PM2.5 ». Cette expression a été un sujet brûlant sur Internet pendant des mois et elle est maintenant prête à tenir une place de choix lors des prochaines sessions annuelles de l'Assemblée Populaire Nationale (APN) et le Comité National de la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois auprès du Congrès (CCPPC).

L'expression PM2.5 se réfère à de minuscules particules en suspension de 2,5 microns ou moins - assez petits pour pénétrer profondément dans les poumons et même passer dans la circulation sanguine. Elles proviennent principalement de la poussière et de la combustion de combustibles fossiles et elles sont la principale composante de la brume.

L'indice PM2.5 pour Beijing a atteint 163 microgrammes par mètre cube à 10 heures du matin jeudi. Selon Chen Zhongqiang, membre du Comité National de la CCPPC et Directeur de l'Hôpital N°3 de l'Université de Beijing, ce chiffre n'incite guère à l'optimisme en ce qui concerne l'air à Beijing.

La ville de Beijing a commencé à publier des chiffres horaires du PM2.5 le 21 janvier, après un tollé général au sujet de l'exactitude des chiffres officiels de la qualité de l'air donnés lors d'une période de fort smog l'automne dernier dans la capitale.

Le mécontentement a été alimenté par les divergences entre les données officielles et les mesures de l'ambassade des Etats-Unis, après que l'ambassade américaine de Beijing ait qualifié l'air de la capitale de « dangereux », alors même que le Bureau de protection de l'environnement de la ville disait lui que la pollution était « légère ».

Le Conseil des Affaires de l'Etat a récemment annoncé un plan visant à inclure la concentration PM2.5 dans les normes de la qualité de l'air en Chine.

Song Xinfang, Député à l'APN et Directeur d'un institut de recherche sur les abeilles à Dongying, dans la Province du Shandong, a déclaré que le calendrier des nouvelles normes montre qu'il a été non seulement adopté pour des raisons environnementales, mais que c'était également une réponse à l'opinion publique.

Pour résoudre le problème sous-jacent des émissions, de nombreux législateurs et conseillers politiques pensent que la structure industrielle et énergétique de la Chine devrait être sensiblement modifiée, avec l'élimination des entreprises très polluantes.

D'autres suggèrent que la qualité du gaz soit améliorée et que les véhicules à énergies nouvelles soient encouragés.

Mais toute discussion sur des solutions touche inévitablement à la complexité même du problème.

« Nous avons brûlé trop de choses. Comment pouvons-nous donc ne pas produire une énorme quantité d'émissions ? », a dit Zhu Jimin, Député à l'APN et Président du Groupe Shougang, l'une des plus grandes entreprises sidérurgiques de Chine.

M. Zhu a également remarqué que les industries très polluantes comme le charbon, l'acier et le ciment ont augmenté de façon spectaculaire, et que le nombre de véhicules a connu une croissance rapide.

« Le PM2.5 n'est pas seulement une question liée à l'environnement, mais aussi un enjeu économique, politique et social », a-t-il déclaré. « Il est lié aux moyens d'existence même du peuple ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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