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Français>>EnvironnementMise à jour 08.12.2011 15h04
Beijing a besoin d'air pur

Alors que leur ville enveloppée par un brouillard de pollution lutte pour respirer, tout ce que les Pékinois peuvent faire, c'est de prier : certains pour du vent, d'autres pour de la pluie voire de la neige pour nettoyer l'air, ou alors, si cela ne suffit pas, compter sur leurs masques faciaux ou leurs purificateurs d'air pour les protéger de la pollution.

Fort heureusement, leurs prières ont été exaucées ce mercredi, grâce à un vent fort qui a nettoyé l'air.

Mais hélas, ce visiteur des plus indésirables sera bientôt de retour, car ce « smog » est un invité fréquent des jours d'hiver.

Cependant, les responsables ne reconnaissent ce fait que très lentement et prétendent que la pollution de l'air n'a été « modérée » ou « dangereuse » que pendant cinq jours cet hiver.

C'est une affirmation que les Pékinois peuvent facilement démentir rien qu'avec leurs propres yeux, car, certains jours, il est très difficile de voir autre chose que du smog.

Les habitants de Beijing sont à juste titre interpelés par la qualité de l'air qu'ils respirent et par l'enthousiasme des responsables dans leurs tentatives de qualifier chaque journée de jour de ciel bleu.

Mais ce n'est pas en pratiquant la politique de l'autruche, et ne plus regarder le ciel en enfouissant sa tête dans le sable, que le problème disparaîtra.

Le Gouvernement doit faire preuve de suffisamment de courage pour faire face à ce problème.

La Chine utilise actuellement, pour évaluer la pollution de l'air, la mesure PM10, qui mesure les particules de matière d'un diamètre inférieur à 10 micromètres, mais à Beijing, la pollution est essentiellement causée par des particules fines d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres. Utiliser l'indice PM2,5 donnerait donc des résultats plus réalistes.

Cependant, si la Chine utilisait cet indice PM2,5, elle ne pourrait plus échapper à cette réalité cruelle : la qualité de l'air de 80% des villes de Chine est mauvaise.

Malgré cela, un indicateur convenable de la pollution de l'air, comme la quantité de PM2,5 dans l'air, devrait être adoptée, car ce sont les particules de ce diamètre, ou moins, qui ont le plus d'effets graves à long terme sur la santé.

La Chine envisage d'adopter un nouveau standard comprenant le PM2,5 en 2016.

Mais le pays ne saurait attendre plus longtemps : de plus en plus de personnes souffrent d'affections causées par la pollution de l'air.

Mardi, le Ministère de la Protection de l'Environnement a reconnu que la plupart des gens sont favorables à l'adoption dès que possible du PM2,5 pour mesurer la qualité de l'air.

Mais concrètement, les actes comptent plus que les chiffres. Malheureusement, nettoyer l'air va s'avérer être une tâche infiniment plus difficile que de se contenter de dire aux gens à quel point l'air est pollué.

La poussière, les émissions des centrales à charbon et des véhicules sont les sources principales de particules PM2,5 que le Gouvernement se doit de maîtriser.

Il est grand temps de cesser de laisser la santé des gens à la merci du temps qu'il fait.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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