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Français>>EnvironnementMise à jour 02.11.2011 16h09
La « macro réalité » et la « micro sensation » vues à travers la brume

La capitale chinoise Beijing est enveloppée ces derniers jours d'un brouillard dense et épais qui non seulement dissimule le ciel bleu, mais surtout suscite l'angoisse et la préoccupation des habitants qui se demandent : cela signifie-t-il que la pollution de l'air s'accentue et s'aggrave dans la ville ?

« La brume et la pollution sont deux choses différentes et lorsque le ciel est brumeux, cela ne veut pas dire qu'il est pollué. », « Pour ce qui est de la qualité de l'air à Beijing, elle fait des progrès et s'est améliorée comparée à elle-même. », mais les réponses ainsi données par un responsable concerné de la Municipalité de Beijing provoquent en ligne des débats sérieux et animés, tandis que les données statistiques, qui sont loin d'être identiques et les mêmes, avivent et redoublent l'intensité des débats.

Considéré à travers le brouillard et la brume, certains y voient la pollution, alors que d'autres insistent sur l'amélioration et le progrès ; certains tiennent compte de la macro statistique, tandis que d'autres s'obstinent dans l'idée du micro sentiment. Alors quelle est la raison de ce « combat entre Guan Gong et Qin Qiong », deux guerriers de la Chine antique qui existaient chacun de son côté dans des épopées séparées par des siècles ? Face à cette réalité objective qui fait qu'à Beijing l'air est effectivement pollué à des degrés différents, les départements concernés du service public doivent faire de leur mieux pour essayer de communiquer avec la masse populaire et obtenir ainsi sa compréhension.

Parlant en terme météorologique, ces derniers jours, le temps est « brumeux » dans la capitale chinoise et l'une des principales raisons c'est que l'air est chargé de fines particules en suspension, lesquelles ont un diamètre inférieur à 10 microns, selon les tests effectués par les services de contrôle. D'après cette donnée, la qualité de l'air à Beijing s'est améliorée effectivement au cours de la décennie écoulée. Toutefois, les études menées indiquent que les particules en suspension dans l'air et dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns sont en fait les plus dangereux pour la santé humaine. Vu de cette façon-là, notre faiblesse apparaît aux yeux de tous et le public pékinois qui souhaite vivre dans un environnement meilleur dont la qualité atmosphérique se rapproche le plus de la norme internationale sévère et rigoureuse. Ce qui est regrettable c'est qu'à ce moment-là, les départements municipaux de la protection de l'environnement font toujours la comparaison avec le passé et insistent sur les progrès réalisés, ce qui aux yeux du public n'a rien à être fier et satisfait.

Face à l'attente du public au sujet de la protection de sa santé ainsi qu'aux mesures efficaces à prendre en vue de rendre l'environnement meilleur, ce que nous devons faire en répondant aux doutes, c'est que d'un côté il faut certainement tenir compte de ce que le problème de l'environnement est conditionné fondamentalement par la phase et le niveau du développement et c'est la raison pour laquelle il ne peut en aucun cas être réglé dans une temps relativement court. Mais, vu d'un autre côté, la pollution nuit à tout l'être humain qu'il soit chinois ou étranger et depuis la tenue des Jeux Olympiques à Beijing, l'amélioration de la qualité de l'environnement dans la ville a suscité beaucoup d'espérance et les habitants espèrent que les services concernés puissent faire de plus grands efforts pour réaliser des progrès plus brillants encore. A cet effet, il est nécessaire que ces derniers renoncent à leur ancienne habitude de faire la comparaison avec le passé et surtout dans le contexte actuel où les conditions technologiques le permettent et où la nouvelle méthode de test du poids de l'air de l'environnement vient d'être publiée.

« Il ne faut pas qu'il ait une différence entre les données statistiques du test de contrôle et les sensations que le public éprouve à l'égard de l'environnement et il est important pour nous que les deux soit pareils et similaires. », a déclaré récemment le Ministre de la Protection de L'environnement Zhou Shengxian qui a ajouté qu'il ne faut pas que « la masse populaire souffre énormément des effets de la pollution, tandis que les services intéressés insensibles à la souffrance populaire publient sans cesse des données statistiques du test de contrôle qui annoncent que tout est au mieux et que tout marche bien, ce qui est une imposture qui se complait dans le faux. ». Les deux paroles ci-dessus du Ministre sont en fait un avertissement donné aux services concernés de la protection de l'environnement.

Bien que la sensation soit minime et insignifiante, mais une fois que la sensation de tous soit combinée, il soit possible qu'elle reflète alors la macro réalité ; bien que la sensation soit quelque chose de subjective, mais elle représente le sentiment et l'attente. Considéré sous cet aspect, la sensation subjective devient une chose objective qui existe effectivement, qui ne doit pas être prise à la légère et qu'on ne doit pas négliger.

Ces dernières années, beaucoup de choses se voient à l'envers, que ce soit la hausse des logements ou bien l'indice des prix, alors que certaines données statistiques établies sont dissemblables par rapport à la sensation populaire. Les réponses données par certaines autorités locales ne répondent souvent pas à l'attente du public, la raison est due certainement à l'insuffisance de moyens techniques ainsi qu'à la limite du niveau de développement, mais en même temps, cela signifie qu'on n'a pas la certitude de comprendre et de saisir l'opinion publique et qu'il manque pour cela une bonne capacité d'interaction et de bonne entente : insister sur la réussite et les succès au moment où il fallait parler des insuffisances et des erreurs, parler de la micro sensation au moment où il fallait aborder la macro réalité. Ce qu'il manque surtout à ce moment-là c'est le courage et la hardiesse d'aborder directement les problèmes épineux ainsi que la sollicitude et l'affection en se mettant à la place des autres. Ainsi, il est tout naturel de rencontrer des difficultés en essayant de se faire comprendre et d'obtenir la compréhension, ce qui est plus grave c'est que la masse populaire s'éloigne de plus en plus et devient « défiante » et « soupçonneuse » en tout.

Pour les services publics, lorsqu'ils publient des données ou bien qu'ils donnent des réponses, il leur faut tenir compte non seulement des conditions qui existent, mais ils doivent en plus s'efforcer de communiquer avec la masse populaire afin de pouvoir comprendre ses sensations et ses sentiments. A cet effet, il est important pour eux de parler non seulement avec des données, mais surtout avec un sens de responsabilité en apportant une solution aux problèmes tout en faisant preuve d'objectivité. Ce ne sera qu'ainsi que dans la période de transition, il leur sera possible de régler au mieux les problèmes tels que le sentiment personnel et le facteur scientifique, les micro-données et les décisions qui tiennent compte de l'ensemble, ainsi que le rapport entre les normes internationales et les réalités concrètes du pays. C'est seulement ainsi qu'ils pourront analyser plus profondément et de façon scientifique les problèmes compliqués et complexes qui apparaissent lors de la période de transition et stimuler plus efficacement l'ardeur de la masse populaire en lui laissant épancher librement sa sensation et son sentiment.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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