Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>EnvironnementMise à jour 09.06.2011 10h23
De plus en plus d'espèces végétales précieuses disparaissent de Beijing
Un villageois âgé accroche une cage à oiseaux sur un arbre qui faisait partie d'une zone boisée, à Mafangcun, dans le District de Chaoyang. Les habitats naturels des plantes disparaissent lentement.

D'après les écologistes, les étudiants et les villageois mettent une pression énorme sur les espèces rares de la ville.

Les plantes ornementales que l'on trouve à Beijing luttent pour leur survie, car tant les étudiants que les habitants continuent de sacager leurs habitats naturels, ont averti les écologistes.

« De nombreuses espèces précieuses autrefois fréquentes dans certaines zones de la capitale ont fortement diminué ces vingt dernières années », a dit Ding Xuexin, expert. « Certaines ont même disparu pour de bon ».

En tant que fondateur du Bureau de Recherche sur les Plantes de Montagne, cela fait plus de vingt ans qu'il surveille de près la vie végétale de la capitale, et il a dit que récemment, il a pu constater certains développements inquiétants.

Ainsi, les recherches conduites par M. Ding et des experts de l'Université Forestière de Beijing laissent entendre qu'au moins cent variétés ont connu une forte baisse de leur nombre depuis 2009.

Mais aucun chiffre officiel n'est disponible.

« De nombreuses plantes autrefois abondantes se sont révélées être extrêmement difficiles à trouver dans leurs habitats ordinaires durant nos recherches », a dit M. Ding. « Le plus gros problème étant qu'il n'y a aucune décision officielle attestant de leur disparition ou de leur existence ».

Parmi les principaux coupables de ce déclin, on trouve les étudiants d'université et les horticulteurs amateurs, qui collectent des espèces rares lors de leurs promenades dans les zones sauvages de Beijing.

Par exemple, la Station Forestière de Xiaolongmen, dans le District de Mentougou, reçoit chaque année des dizaines de milliers de botanistes amateurs qui y récoltent une liste de plantes déterminées, à des fins d'expérience sur le terrain.

« Un jour, j'ai contrôlé la musette d'un étudiant, et il s'est avéré qu'elle contenait de nombreuses espèces d'orchidées précieuses ne figurant pas sur la liste. Il y avait même de nombreux exemplaires de la même espèce », a dit M. Ding à Metro.

« Des enthousiastes volent aussi des plantes pour les mettre dans leurs serres. Ils s'imaginent peut-être qu'ils font de la recherche, mais en fait ils ne font qu'aggraver la situation ».

Mais les villageois ne sont pas non plus exempts de tout reproche, en particulier les agriculteurs qui détruisent des habitats pour utiliser la terre pour des cultures à but économique, a t-il dit.

« Dans le Mont Haituo, les habitants ont essayé de remplacer les prairies naturelles de type alpin par des mélèzes, ce qui a fait disparaître de nombreuses plantes sauvages qui vivaient là ».

Song Jun, un porte-parole de la Commission de Développement du Tourisme de Beijing, a dit à Metro que les autorités du district sont responsables de l'accord des autorisations pour de nouvelles attractions, ainsi que pour toute nouvelle étude écologique concernée.

Bien qu'elles soient rares à Beijing, les quelque 1 100 espèces de plantes sauvages qui poussent sur son territoire peuvent toutefois toutes être trouvées dans d'autres endroits du pays.

Cependant, les statistiques montrent que près de 20% d'entre elles sont considérées comme « précieuses » dans la capitale, et un quart est particulièrement sensible aux changements de l'environnement.

M. Ding a admis ne pas être optimiste quant à un renversement de tendance.

« Les raisons que j'ai mentionnées, avec un climat de plus en plus sec, ont provoqué la disparition de nombreuses plantes hygrophiles (c'est à dire celles qui poussent dans un milieu humide ou aquatique) de leurs habitats », a t-il dit.

« Ainsi de la Cypripedium flavum, une des plantes les plus rares de Beijing, qui auparavant ne se trouvait que sur le Mont Baiwang. On n’en a plus vu depuis vingt ans déjà ».

« Comme nous ne pouvons pas faire grand chose pour le temps, la manière la plus efficace pourrait être de dire aux professionnels et aux étudiants qu'il y a d'autres façons de regarder et d'enquêter sur les plantes, comme prendre des photos et aller les voir souvent », a t-il dit.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Articles pertinents
Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
La Chine s'engage à promouvoir la coopération sino-cubaine (Xi Jinping)
Rencontre entre les ministres chinois et sud-coréen de la Défense en marge du Dialogue Shangri-La à Singapour
Tensions en Mer de Chine méridionale : un test grandeur réelle pour la Chine
Que cherche Google, en calomniant la Chine ?
Quand l'économie de la Chine dépassera t-elle celle des Etats-Unis ?